La Slovaquie a déploré mercredi la décision "controversée" de la Cour de justice de l'UE ayant débouté Bratislava et Budapest de leur recours contre les quotas obligatoires de réfugiés, tout en affirmant qu'elle la "respectait pleinement".
Le Premier ministre de gauche Robert Fico a déclaré que son pays - membre de la zone euro - n'allait pas faire de "volte-face" et qu'il demeurait opposé au système de quotas adopté par l'UE.
Cette manière de Bruxelles de prendre des décisions est "très mauvaise politiquement", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Bratislava. "Un consensus de tous les pays membres est nécessaire sur des questions aussi importantes", a répété M. Fico.
Il a une nouvelle fois mis en doute l'efficacité des quotas, estimant que les réfugiés ne voudraient pas rester en Slovaquie, pays de 5,4 millions d'habitants, moins riche que les pays d'Europe occidentale.
"Devrions-nous les mettre dans un enclos?" pour les retenir, a-t-il demandé.
Alors que la Hongrie a dénoncé une décision "irresponsable" de la Cour de Justice et affirmé qu'elle "menaçait la sécurité" de l'Europe, la Première ministre conservatrice polonaise Beata Szydlo l'a commentée très brièvement en des termes plus modérés mais allant dans le même sens.
"Nous nous attendions à cette décision qui ne change pas la position de la Pologne et du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République Tchèque et Slovaquie) sur la politique migratoire de l'UE, a-t-elle dit aux journalistes en marge du forum économique régional de Krynica, dans le sud du pays.
La Cour de justice de l'UE a retoqué l'intégralité des arguments de Budapest et Bratislava, qui avaient manifesté leur vive hostilité à la politique migratoire de l'UE en votant contre ces quotas en septembre 2015, aux côtés de la Roumanie et de la République tchèque, et appuyé leur opposition avec un recours en annulation devant les juges.
Le programme dit de "relocalisation" s'achèvera fin septembre sur des résultats bien en-deçà de l'objectif fixé : au 31 août, moins de 28.000 personnes ont ainsi été transférées depuis la Grèce et l'Italie, sur un objectif initial allant jusqu'à 160.000 personnes à répartir.
Le Premier ministre de gauche Robert Fico a déclaré que son pays - membre de la zone euro - n'allait pas faire de "volte-face" et qu'il demeurait opposé au système de quotas adopté par l'UE.Cette manière de Bruxelles de prendre des décisions est "très mauvaise politiquement", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Bratislava. "Un consensus de tous les pays membres est nécessaire sur des questions aussi importantes", a répété M. Fico.Il a une nouvelle fois mis en doute l'efficacité des quotas, estimant que les réfugiés ne voudraient pas rester en Slovaquie, pays de 5,4...


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