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Corée du Sud: nomination controversée d'une responsable liée à un scandale scientifique mondial

Des centaines de scientifiques sud-coréens ont exprimé mercredi leur indignation après qu'une personnalité controversée, accusée d'avoir couvert il y a une décennie un scandale mondial de recherches falsifiées sur des cellules souches issues du clonage, a été nommée à la tête d'une structure gouvernementale pour la recherche.

Park Ki-Young a été nommée à la tête d'un nouveau centre scientifique, un poste qui la met en position d'attribuer les subventions gouvernementales et les budgets de recherche à de nouveaux projets.
Il y a une décennie, elle avait été impliquée dans le scandale des recherches frauduleuses du Dr Hwang Woo-Suk, qui portaient sur l'extraction de cellules souches à partir d'un embryon humain obtenu par clonage.

Le nom de Park Ki-Young "est très éloigné de l'innovation. Son nom évoque plutôt un cauchemar aux professionnels de la science et de la technologie", a écrit un groupe de 240 jeunes scientifiques dans une déclaration. Ils appellent le président Moon Jae-In à renoncer à cette nomination, annoncée plus tôt dans la semaine, en accusant Park de ne pas s'être repentie, bien qu'elle ait été "au centre" du scandale ayant touché le Dr Hwang.

Le scientifique, jadis érigé en fierté pour tout le pays, avait affirmé avoir extrait des lignées de cellules souches d'un embryon obtenu par clonage -- une première mondiale -- dans deux articles publiés en 2004 et 2005 dans la revue Science. Cette réussite représentait la moitié du chemin vers le traitement des maladies incurables comme alzheimer ou parkinson, avait alors dit le Dr Hwang.
Mais sa découverte avait par la suite été jugée frauduleuse, en plus d'être entachée de manquements éthiques.

Park avait joué un rôle clé en soutenant Hwang et ses recherches par de généreuses aides gouvernementales, alors qu'elle était conseillère du président en matière scientifique et technologique de 2004 à 2005. Elle était également l'une des 15 co-auteurs des articles publiés par la revue Science.
Elle avait démissionné après avoir été accusée d'avoir couvert d'importantes failles dans l'étude de M. Hwang, et de tenter de mettre sous le tapis les problèmes éthiques liés à l'utilisation de nombreux dons d'ovules humains.
Elle a néanmoins été par la suite professeure de biologie à l'université nationale de Sunchon.
Une organisation syndicale de chercheurs gouvernementaux, qui a publié une déclaration séparée, affirme que la nomination de Park sonne "le glas" de la science et de la technologie sud-coréenne.

Le Centre de recherche et d'information biologique, une communauté renommée de chercheurs en ligne, qui avait révélé les falsifications du Dr Hwang, s'est également associé aux critiques, tout comme de nombreux groupes de militants dans le pays et les trois partis d'opposition, qui affirment que Mme Park a été parachutée grâce à sa proximité avec le président.

Des centaines de scientifiques sud-coréens ont exprimé mercredi leur indignation après qu'une personnalité controversée, accusée d'avoir couvert il y a une décennie un scandale mondial de recherches falsifiées sur des cellules souches issues du clonage, a été nommée à la tête d'une structure gouvernementale pour la recherche.
Park Ki-Young a été nommée à la tête d'un nouveau centre scientifique, un poste qui la met en position d'attribuer les subventions gouvernementales et les budgets de recherche à de nouveaux projets.Il y a une décennie, elle avait été impliquée dans le scandale des recherches frauduleuses du Dr Hwang Woo-Suk, qui portaient sur l'extraction de cellules souches à partir d'un embryon humain obtenu par clonage.
Le nom de Park Ki-Young "est très éloigné de l'innovation. Son nom évoque plutôt...