Pékin ne peut éviter ses responsabilités internationales en mer de Chine méridionale ainsi que face aux ambitions nucléaires de la Corée du Nord, a déclaré lundi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.
M. Tillerson, en Australie pour des rencontres bilatérales annuelles, a souligné que Washington souhaitait entretenir une relation constructive avec Pékin mais que la Chine devait prendre sa part du fardeau diplomatique.
"Nous souhaitons des relations productives", a-t-il déclaré. "Mais nous ne pouvons permettre que la Chine se serve de sa puissance économique pour s'acheter une porte de sortie face aux autres problèmes, qu'il s'agisse de militariser des îles en mer de Chine méridionale ou ne pas faire suffisamment pression sur la Corée du Nord", a-t-il poursuivi. "Ils doivent admettre qu'un rôle grandissant en tant que puissance économique et commerciale s'accompagne aussi de responsabilités en matière de sécurité".
Le président américain Donald Trump, qui en campagne avait dénoncé la Chine à de multiples reprises, s'est tourné vers Pékin depuis son élection pour lui demander de refréner les ardeurs nucléaires de Pyongyang, dont elle est le principal allié.
Certains pays asiatiques s'inquiétaient qu'en échange, Washington ne mette la pédale douce sur les revendications territoriales de Pékin en mer de Chine méridionale.
"Les Etats-Unis et l'Australie ont réaffirmé leur engagement (envers le principe) de la liberté de navigation et de survol et des autres usages légaux de la mer, en particulier en mer de Chine méridionale et ailleurs, pour assurer le flux sans entraves des échanges commerciaux aux termes d'un ordre fondé sur le droit", a-t-il dit.
"Nous sommes opposés à la construction par la Chine d'îles artificielles et à leur militarisation dans les eaux internationales".
La Chine revendique la quasi totalité de cette mer stratégique malgré les prétentions contradictoires de Taïwan et de plusieurs pays de l'Asie du Sud-Est, dont les Philippines, Brunei, la Malaisie et le Vietnam.
Elle a mené ces dernières années d'énormes travaux de remblaiement et de construction d'îlots artificiels et de bases militaires potentielles sur de minuscules récifs.
Parallèlement, les Etats-Unis et l'Australie "parlent d'une même voix en appelant la Corée du Nord à abandonner son programme illégal d'armements nucléaires", a ajouté le responsable américain.
"La Chine et d'autres partenaires régionaux doivent intensifier leurs efforts pour contribuer à la résolution de cette situation qui menace non seulement cette région mais le monde entier", a-t-il poursuivi.
Depuis début 2016, la Corée du Nord a mené deux essais nucléaires et des dizaines de tirs de missiles.
M. Tillerson, en Australie pour des rencontres bilatérales annuelles, a souligné que Washington souhaitait entretenir une relation constructive avec Pékin mais que la Chine devait prendre sa part du fardeau diplomatique.
"Nous souhaitons des relations productives", a-t-il déclaré. "Mais nous ne pouvons permettre que la Chine se serve de sa puissance économique pour s'acheter une porte de sortie face aux autres problèmes, qu'il s'agisse de militariser des îles en mer de Chine méridionale ou ne pas faire suffisamment pression sur la Corée du Nord", a-t-il poursuivi. "Ils doivent admettre qu'un rôle grandissant en...


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