Le député libanais Samy Gemayel a demandé jeudi la levée de son immunité parlementaire, dans le cadre de la plainte portée contre lui, ainsi que d'autres personnes, par le ministre de l’Énergie et de l'Eau, César Abi Khalil, sur fond de polémique autour du dossier de la production d'électricité.
"Le fait que l'autorité ait porté plainte contre 400 personnes, notamment des journalistes et des députés, nous rappelle l'époque des régimes sécuritaires", a estimé le chef du parti Kataëb, lors d'une conférence de presse.
"Menacer de lever l'immunité (des parlementaires), s'en prendre aux citoyens sur les routes, et porter plainte contre d'autres qui n'ont fait qu'exprimer leur opinion est inacceptable", a martelé le leader maronite.
"J'ai, à plusieurs reprises, souhaité qu'on lève mon immunité parlementaire, et je réitère cette demande aujourd'hui", a insisté M. Gemayel.
Le député Boutros Harb, également visé par la plainte de M. Abi Khalil, a formulé une demande dans le même sens hier.
César Abi Khalil justifie son recours en justice en affirmant avoir fait l'objet d'une campagne de calomnie et de diffamation au sujet de son plan de location de navires-centrales pour la production supplémentaire d'électricité.
Samy Gemayel a critiqué une nouvelle fois jeudi le plan de M. Abi Khalil, et s'est demandé pourquoi le ministre ne porte pas plainte contre le chef du Législatif, Nabih Berry, qui a lui aussi critiqué la location de navires-centrales.
Sur un autre plan, Samy Gemayel a abordé la question des élections législatives censées se dérouler ce mois-ci, mais dont la tenue sera certainement reportée en raison des divisions autour de l'adoption d'une nouvelle loi électorale.
Le chef des Kataëb a ainsi insisté pour que le scrutin se déroule en vertu d'un nouveau code, alors que celui qui est en vigueur, dit de 1960, est critiqué, du moins publiquement, par la plupart des formations politiques. Cette loi est basée sur un mode de scrutin majoritaire, au moment où la plupart des pôles politiques réclament la proportionnelle.
"Ne perdez pas votre temps, allez au Parlement, débattez, et votez une loi électorale car le peuple réclamera des comptes", a martelé M. Gemayel.
"Le fait que l'autorité ait porté plainte contre 400 personnes, notamment des journalistes et des députés, nous rappelle l'époque des régimes sécuritaires", a estimé le chef du parti Kataëb, lors d'une conférence de presse.
"Menacer de lever l'immunité (des parlementaires), s'en prendre aux citoyens sur les routes, et porter plainte contre d'autres qui n'ont fait qu'exprimer leur opinion est inacceptable", a martelé le leader maronite.
"J'ai, à plusieurs reprises, souhaité qu'on lève mon immunité parlementaire, et...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine