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L'ONU s'inquiète d'un usage généralisé de la torture au Pakistan

La Comité de l'ONU contre la torture, qui s'est penché pour la première fois sur la situation au Pakistan, s'est inquiété dans ses conclusions publiées vendredi d'un recours fréquent à la torture par la police, l'armée et les agences du renseignement.

Le Comité a déploré, dans un rapport rendu public après plusieurs mois de dialogue avec le pays, que "la police a régulièrement recours à la torture (...) afin d'obtenir des aveux", sans que le Pakistan n'ait sévi contre les tortionnaires.

"Le Comité est très inquiet des informations montrant que les membres des forces armées, des services de renseignement militaires (...) sont impliqués dans un nombre important d'exécutions extra-judiciaires impliquant de la torture et des disparitions forcées", écrit encore l'ONU.

Elle appelle le Pakistan à "incorporer dans sa loi une définition spécifique de la torture" afin de la criminaliser explicitement et sans exception, y compris pour l'armée, régulièrement accusée d'abuser de ses très larges pouvoirs.

Les Nations unies soulignent qu'un projet de loi contre la torture, les décès et viols en prison, présenté il y a plusieurs années, n'a toujours pas été soumis au vote.
Le Pakistan, qui a ratifié en 2010 la Convention contre la torture, a présenté cette année, avec quatre ans de retard, son premier rapport sur la situation dans le pays.

Dans ses conclusions, l'ONU évoque le supplice de plusieurs blogueurs pakistanais ayant critiqué l'extrémisme et les autorités, qui ont passé cet hiver des semaines en rétention arbitraire à l'issue desquelles l'un d'eux a décrit d'humiliantes tortures.

Le Comité contre la torture a regretté que le Pakistan n'ait fait état d'aucune enquête sur ces faits, pas plus que sur nombre de cas de personnes disparues ou tuées en détention.
La Commission nationale des droits de l'Homme, un organisme relevant du Parlement pakistanais, a salué ce rapport, espérant qu'il "participe à lancer un débat sur la torture" dans le pays. Elle a souligné que l'interdiction "absolue" de la torture était un "prérequis évident pour combattre le terrorisme".

La Comité de l'ONU contre la torture, qui s'est penché pour la première fois sur la situation au Pakistan, s'est inquiété dans ses conclusions publiées vendredi d'un recours fréquent à la torture par la police, l'armée et les agences du renseignement.
Le Comité a déploré, dans un rapport rendu public après plusieurs mois de dialogue avec le pays, que "la police a régulièrement recours à la torture (...) afin d'obtenir des aveux", sans que le Pakistan n'ait sévi contre les tortionnaires.
"Le Comité est très inquiet des informations montrant que les membres des forces armées, des services de renseignement militaires (...) sont impliqués dans un nombre important d'exécutions extra-judiciaires impliquant de la torture et des disparitions forcées", écrit encore l'ONU.
Elle appelle le Pakistan à "incorporer dans sa...