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La Turquie placée en observation par le Conseil de l'Europe

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a ouvert mardi une procédure de suivi (monitoring) concernant la Turquie, en raison des nombreuses violations de l'Etat de droit et des droits de l'homme constatées dans le pays.

Cette mesure, qui soumet le pays à un contrôle plus étroit du respect des engagements auxquels il a souscrit en adhérant au Conseil de l'Europe, était combattue par les députés de l'AKP, le parti au pouvoir à Ankara.

La résolution la rétablissant pour la Turquie a été approuvée par 113 voix contre 45 et 12 abstentions.

Pour justifier cette décision, l'Assemblée invoque la régression démocratique du pays avant et encore plus depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet dernier.

Elle "s'inquiète que l'état d'urgence (qui a suivi) serve non seulement à exclure des institutions étatiques les personnes impliquées dans le coup d'Etat, mais également à faire taire toutes les voix critiques et à générer un climat de crainte parmi les citoyens ordinaires et les universitaires, au sein des Organisations non gouvernementales et des médias indépendants, au risque d'ébranler les fondations d'un Etat démocratique".

L'Assemblée dénonce la levée de l'immunité de 154 parlementaires et l'arrestation de douze d'entre eux, celle de plus de 150 journalistes ainsi que les purges qui ont touché quelque 150.000 agents de la fonction publique.

Des parlementaires ont estimé que, dans ces conditions, le résultat du référendum du 16 avril approuvant, par seulement 51,4% des voix contre 49,6%, le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan, devait être interprété comme une victoire de l'opposition.

"Pour une fois, c'est un 49% qui vaut plus que 51%", a affirmé la socialiste française Josette Durieu qui a salué "le courage de l'opposition" en évoquant "la peur qui s'installe en Turquie".

La Turquie a déjà fait l'objet d'une procédure de suivi entre 1996 et 2004.

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a ouvert mardi une procédure de suivi (monitoring) concernant la Turquie, en raison des nombreuses violations de l'Etat de droit et des droits de l'homme constatées dans le pays.
Cette mesure, qui soumet le pays à un contrôle plus étroit du respect des engagements auxquels il a souscrit en adhérant au Conseil de l'Europe, était combattue par les députés de l'AKP, le parti au pouvoir à Ankara.
La résolution la rétablissant pour la Turquie a été approuvée par 113 voix contre 45 et 12 abstentions.
Pour justifier cette décision, l'Assemblée invoque la régression démocratique du pays avant et encore plus depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet dernier.
Elle "s'inquiète que l'état d'urgence (qui a suivi) serve non seulement à exclure des institutions étatiques les...