Vote d'une loi de moralisation de la vie publique, tournée des capitales européennes: le candidat centriste à la présidentielle française, Emmanuel Macron décrit dimanche dans une interview ses priorités au cours des premiers mois de son mandat s'il était élu.
L'actuel favori d'une course présidentielle très incertaine promet notamment de soumettre un projet de loi de moralisation de la vie politique "avant les législatives" de juin.
Celui-ci comportera en particulier "l'interdiction du népotisme pour les parlementaires, qui ne pourront salarier aucun membre de leur famille", précise Emmanuel Macron au Journal du Dimanche, à deux semaines du premier tour du scrutin.
Une référence limpide au scandale qui éclabousse le candidat de droite François Fillon, empêtré dans une affaire d'emplois fictifs présumés attribués à sa femme et deux de ses enfants, et payés sur les deniers publics.
Parti favori de l'élection, le conservateur, inculpé en mars pour détournement de fonds publics, a chuté dans les sondages derrière Emmanuel Macron et la chef de file de l'extrême droite Marine Le Pen.
S'il accède à l'Elysée, le candidat pro-européen de 39 ans prévoit par ailleurs d'accomplir "un tour des capitales européennes" afin de proposer une "feuille de route à cinq ans pour doter la zone euro d'un vrai budget et pour une vraie Europe à 27 de l'environnement, de l'industrie et de la gestion des migrations".
En matière de sécurité, il "mettra en place dès l'été une cellule de coordination du renseignement ainsi qu'une task force sur le terrorisme islamiste sous l'autorité du président".
M. Macron compte également simplifier le droit du travail "par ordonnances, pour procéder de manière rapide et efficace".
Sur le plan budgétaire, "dès mon entrée en fonction, un audit des finances publiques sera demandé afin de disposer à la mi-juin des résultats de la gestion en cours", prévoit l'ancien ministre de l'Economie du président François Hollande.
La France a réduit en 2016 son déficit public à 3,4% du Produit intérieur brut (PIB). Le gouvernement s'est engagé à ramener en 2017 le déficit public sous la barre fatidique des 3% du PIB, pour la première fois depuis 10 ans.
L'actuel favori d'une course présidentielle très incertaine promet notamment de soumettre un projet de loi de moralisation de la vie politique "avant les législatives" de juin.Celui-ci comportera en particulier "l'interdiction du népotisme pour les parlementaires, qui ne pourront salarier aucun membre de leur famille", précise Emmanuel Macron au Journal du Dimanche, à deux semaines du premier tour du scrutin.
Une référence limpide au scandale qui éclabousse le candidat de droite François Fillon, empêtré dans une affaire d'emplois fictifs présumés attribués...


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