"L'Europe est notre avenir commun", s'apprêtent à clamer 27 dirigeants de l'UE, défiant le Brexit et les mouvements europhobes dans un projet de déclaration pour les 60 ans du Traité de Rome, dont l'AFP a eu une copie.
Daté du 16 mars, ce document d'une page et demi, en anglais --principale langue de travail des institutions européennes--, doit encore être discuté entre les diplomates des différentes capitales de l'UE, avant de devenir une déclaration solennelle d'unité au sommet de Rome, prévu le 25 mars prochain. Ce sommet intervient dans un contexte tendu, alors que la Grande-Bretagne s'apprête à déclencher dans les prochaines semaines le début des négociations pour sortir de l'Union.
"Nous sommes déterminés à rendre l'UE plus forte et plus résistante, grâce à une plus grande unité et solidarité entre nous", est-il écrit dans le projet de déclaration.
Le document reprend également l'argument fréquemment utilisé que les Européens, tous ensemble, ont davantage de chances de faire entendre leur voix dans le monde, plutôt que si chaque pays s'exprime individuellement: "Etre unis est la meilleure façon de défendre nos intérêts communs et nos valeurs".
Le scénario d'une Europe à "plusieurs vitesses", poussé par l'Allemagne et la France, pour surmonter l'épreuve du Brexit, mais refusé par les pays de l'Est, Pologne en tête, est évoqué dans cette déclaration, quoiqu'en des termes légèrement différents que ceux utilisés habituellement.
Cette idée d'une UE à plusieurs vitesses permet à plusieurs pays de collaborer dans certains domaines, sans que la participation de tous les Etats soit nécessaire. Un phénomène qui existe déjà --la zone euro par exemple--, mais qui inquiète les pays de l'est, craignant de se voir exclus du 'club'.
L'expression, jusqu'ici le plus fréquemment utilisée en anglais 'multi speed', est devenue, dans le projet de déclaration, obtenu par l'AFP, 'different paces'.
"Nous allons agir ensemble quand cela est possible, à différentes allures et intensités, si nécessaire, comme nous l'avons fait par le passé dans le cadre des Traités, laissant la porte ouverte à ceux qui veulent participer plus tard", est-il écrit. "Notre union est unie et indivisible", lit-on aussitôt après.
La dernière phrase du projet de déclaration est exactement la même que celle qui figurait dans la déclaration de Berlin pour les 50 ans du Traité de Rome: 'L'Europe est notre avenir commun'.
Adoptée dans la capitale allemande à 27 --il y avait alors la Grande-Bretagne, mais pas la Croatie, arrivée en 2013--, cette déclaration visait alors à relancer l'Europe après la crise institutionnelle provoquée par le rejet du traité constitutionnel en 2005 par les Français et les Néerlandais.
Daté du 16 mars, ce document d'une page et demi, en anglais --principale langue de travail des institutions européennes--, doit encore être discuté entre les diplomates des différentes capitales de l'UE, avant de devenir une déclaration solennelle d'unité au sommet de Rome, prévu le 25 mars prochain. Ce sommet intervient dans un contexte tendu, alors que la Grande-Bretagne s'apprête à déclencher dans les prochaines semaines le début des négociations pour sortir de l'Union."Nous sommes déterminés à rendre l'UE plus forte et plus résistante, grâce à une plus grande unité et solidarité entre nous",...


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