Le député libanais Georges Adwan a appelé mercredi ses collègues à voter la nouvelle grille des salaires du secteur public, quelque instants avant le début de la séance plénière du Parlement qui planche sur ce dossier.
"La grille doit être approuvée aujourd'hui, il n'y a plus d'excuse pour ne pas le faire", a estimé le vice-président des Forces libanaises.
Le financement de l'échelle des salaires devrait coûter 800 millions de dollars à l'État libanais pour l'année 2017. Parallèlement à la séance, des centaines d'enseignants et de fonctionnaires battaient le pavé place Riad Solh, dans le centre-ville de Beyrouth, afin d'exprimer leur mécontentement, jugeant que cette nouvelle grille des salaires est injuste.
"Qu'on arrête la dilapidation des fonds et le vol car cela pourrait même financer dix grilles de salaires", a martelé M. Adwan.
Son collègue, Émile Rahmé, a lui pris la défense des magistrats, qui avaient critiqué le fait que les députés veuillent les placer au même niveau que les fonctionnaires en leur retirant certains avantages.
"Les juges ne sont pas des fonctionnaires, ils forment l'un des trois pouvoirs au sein de l’État", a souligné M. Rahmé, lors d'un point de presse avant la séance. "J'appelle mes collègues à se solidariser avec les juges, car cela est inacceptable. Nous ne devons rien faire au Parlement sans entente préalable avec les juges. Et nous ne devons pas toucher aux vacances annuelles des juges", a-t-il ajouté. Ces vacances judiciaires pourraient être ramenées de deux à un mois.
"Nous devons également être très attentifs à la cause des enseignants du secondaire. Ce sont eux qui forment les futurs députés, les officiers et les fonctionnaires", a conclu M. Rahmé.
Le président de la Chambre, Nabih Berry, s'est absenté de la séance. C'est le vice-président du Parlement, Farid Makari, qui dirige la réunion.
Selon notre correspondante Hoda Chedid, il est probable que la grille ne soit pas approuvée par le Parlement mercredi. Elle rapporte également que de nombreux députés se sont absentés de la réunion.
"La grille doit être approuvée aujourd'hui, il n'y a plus d'excuse pour ne pas le faire", a estimé le vice-président des Forces libanaises.
Le financement de l'échelle des salaires devrait coûter 800 millions de dollars à l'État libanais pour l'année 2017. Parallèlement à la séance, des centaines d'enseignants et de fonctionnaires battaient le pavé place Riad Solh, dans le centre-ville de Beyrouth, afin d'exprimer leur mécontentement, jugeant que cette nouvelle grille des salaires est injuste.
"Qu'on arrête la dilapidation des fonds et le vol car cela pourrait même financer dix grilles de...


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