L'avocat personnel de Donald Trump a remis à l'un des proches collaborateurs du président américain un projet de plan de paix pour l'Ukraine élaboré par des personnes qui ne sont pas des diplomates, a affirmé dimanche le New York Times.
D'après le quotidien, ce plan a été transmis par Michael Cohen, avocat et homme de confiance de M. Trump, à Michael Flynn, alors conseiller du président à la sécurité nationale, qui a depuis démissionné pour des contacts inappropriés avec l'ambassadeur russe à Washington.
Selon le New York Times, le document a été élaboré par Michael Cohen, Felix Sater, un homme d'affaire qui a aidé M. Trump à conclure des affaires en Russie et Andrii Artemenko, un député ukrainien, qui "affirme détenir des preuves d'une corruption du président ukrainien Petro Porochenko" qui "pourraient aider à le chasser du pouvoir". "Et M. Artemenko a déclaré qu'il avait reçu pour ses projets des encouragements de proches collaborateurs de M. Poutine", le président russe, ajoute le journal.
Le document décrit la possibilité de lever les sanctions contre la Russie en contrepartie d'un retrait des troupes russes de l'est de l'Ukraine. "Beaucoup de gens vont dire que je suis un agent russe, un agent américain, un agent de la CIA", a déclaré M. Artemenko au New York Times. "Mais comment peut-on trouver une bonne solution entre nos pays si on ne parle pas ?".
Interrogé par écrit par le New York Times, l'ambassadeur d'Ukraine à Washington, Valeriy Chaly, s'est prononcé contre une telle initiative. "C'est une violation grossière de la Constitution" ukrainienne, a-t-il répondu. "De telles idées ne peuvent être lancées ou avancées que par des personnes qui représentent ouvertement ou secrètement les intérêts russes", a-t-il estimé.
L'Ukraine est depuis près de trois ans le théâtre d'un conflit qui a fait près de 10.000 morts entre les forces gouvernementales et les séparatistes prorusses qui sont, selon Kiev et les Occidentaux, soutenus militairement par la Russie, ce que Moscou dément.
Le New York Times a affirmé il y a quelques jours que pendant la campagne électorale américaine plusieurs personnes de l'équipe de M. Trump étaient en contact avec les autorités russes. M. Trump et le secrétaire général de la Maison Blanche Reince Priebus ont catégoriquement démenti ces allégations du New York Times.
Auparavant, les services de renseignement américains ont affirmé que la Russie s'était ingérés dans le processus électoral américain en piratant des documents du Parti démocrate embarrassants pour Hillary Clinton, la candidate démocrate à la Maison Blanche, afin que leur publication favorise l'élection de M. Trump. Ces accusations d'ingérence russe ont été régulièrement démenties par Moscou.
Lors d'une conférence de presse, M. Trump a rejeté jeudi toutes les accusations de collusion de son équipe et de lui-même avec la Russie. "Ce sont de fausses informations fabriquées pour compenser la défaite des démocrates" à l'élection présidentielle", et la presse joue le jeu", a-t-il dit.
D'après le quotidien, ce plan a été transmis par Michael Cohen, avocat et homme de confiance de M. Trump, à Michael Flynn, alors conseiller du président à la sécurité nationale, qui a depuis démissionné pour des contacts inappropriés avec l'ambassadeur russe à Washington.
Selon le New York Times, le document a été élaboré par Michael Cohen, Felix Sater, un homme d'affaire qui a aidé M. Trump à conclure des affaires en Russie et Andrii Artemenko, un député ukrainien, qui "affirme détenir des preuves d'une corruption du président ukrainien Petro Porochenko" qui "pourraient...


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