Ankara va procéder à une "évaluation exhaustive" de l'impact sur ses relations avec Athènes du refus de la justice grecque d'extrader huit militaires soupçonnés d'avoir participé au putsch manqué de juillet dernier, a indiqué jeudi le ministère turc des Affaires étrangères.
Dénonçant dans un communiqué une décision "que nous percevons comme motivée par des considérations politiques", le ministère a indiqué que la Turquie allait évaluer son impact sur "nos relations bilatérales, notre coopération dans la lutte contre le terrorisme".
La cour suprême grecque a rejeté jeudi la demande d'extradition vers la Turquie de huit officiers turcs, soupçonnés par Ankara d'avoir pris part à la tentative de coup d'Etat du 15 juillet.
Elle suit ainsi les réquisitions du parquet qui soulignait l'absence de garanties en Turquie pour un procès juste et équitable, selon une source judiciaire grecque.
La présidente de la cour a indiqué que leur extradition n'était pas autorisée car les huit officiers sont inculpés pour des crimes en Turquie et "ils risquent d'être torturés".
La cour a ordonné la libération des huit officiers, en détention provisoire en Grèce depuis leur atterrissage en hélicoptère le 16 juillet dans un aéroport dans le nord du pays.
Les huit militaires turcs ont démenti à plusieurs reprises toute implication dans la tentative de coup d'Etat et affirmé qu'ils avaient décidé de fuir par peur des représailles contre des militaires lors de la reprise en main de la situation par le gouvernement turc.
"Nous allons poursuivre nos efforts pour faire en sorte que les coupables soient extradés et traduits en justice en utilisant toutes les voies légales", a affirmé le ministère turc des Affaires étrangères.
"Cette décision de la justice grecque contredit les normes et les principes du droit international", ajoute-t-il.
A l'annonce de la décision de la justice grecque, la Turquie a émis un mandat d'arrêt contre les huit militaires et déposé une nouvelle demande d'extradition, selon l'agence de presse Dogan.
Après le coup de force, les autorités turques ont lancé des purges dont l'ampleur a suscité l'inquiétude de l'Union européenne et d'ONG: plus de 43.000 personnes, dont des militaires, des magistrats et des enseignants, ont été incarcérées et plus de 100.000 limogées.
Ankara affirme que ces mesures, prises dans le cadre de l'état d'urgence, sont nécessaires pour purger les institutions des partisans du prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, désigné comme le cerveau du putsch avorté, ce qu'il nie catégoriquement.
Dénonçant dans un communiqué une décision "que nous percevons comme motivée par des considérations politiques", le ministère a indiqué que la Turquie allait évaluer son impact sur "nos relations bilatérales, notre coopération dans la lutte contre le terrorisme".
La cour suprême grecque a rejeté jeudi la demande d'extradition vers la Turquie de huit officiers turcs, soupçonnés par Ankara d'avoir pris part à la tentative de coup d'Etat du 15 juillet.Elle suit ainsi les réquisitions du parquet qui soulignait l'absence de garanties en...


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