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Bahreïn: reprise du procès de l'opposant Nabil Rajab

Le procès de l'opposant bahreïni Nabil Rajab, jugé pour "insulte" envers les autorités bahreïnies et saoudiennes, a repris lundi devant un tribunal de Manama, selon une source judiciaire.
Le parquet a présenté un rapport d'expertise confirmant selon lui les accusations formulées à l'encontre M. Rajab après l'examen de son compte Twitter sur un ordinateur et de deux téléphones mobiles, a ajouté cette source.

La défense a nié toute responsabilité de l'opposant pour ces tweets, postés durant son incarcération.
Le tribunal a fixé une nouvelle audience au 21 février.

L'opposant, qui était présent lundi, est en état d'arrestation en dépit d'une décision de justice de le libérer le 28 décembre. Mais, ce jour-là, le parquet a ordonné son maintien en détention pour une autre affaire portant sur "propagation de fausses informations" sur Bahreïn.

Défenseur connu des droits de l'Homme et grande figure de l'opposition bahreïnie, Nabil Rajab est poursuivi pour "propagation de rumeurs en temps de guerre", selon l'acte d'accusation qui se réfère à la guerre au Yémen où Bahreïn participe depuis mars 2015 à une coalition sous commandement saoudien pour venir à bout d'une rébellion chiite.
M. Rajab, 51 ans, est également poursuivi, selon le parquet, pour "insulte à un corps constitué et à un pays voisin", l'Arabie saoudite.

Ces accusations se basent sur des tweets de M. Rajab en 2015, dans lesquels sont évoquées des "tortures" dans la prison de Jaw à Bahreïn et des critiques contre l'intervention militaire saoudienne au Yémen, selon le Bahrain Centre for Human Rights (BCHR).
S'il est reconnu coupable, l'opposant risque jusqu'à 15 ans de prison.

Nabil Rajab fait par ailleurs l'objet d'autres enquêtes pour des lettres publiées en septembre par le quotidien américain The New York Times et en décembre par le journal français Le Monde, dans lesquelles il a notamment critiqué le pouvoir à Bahreïn.

Il est aussi l'un des animateurs du mouvement de contestation à Bahreïn qui réclame depuis plusieurs années une véritable monarchie constitutionnelle à la dynastie sunnite toute puissante dans ce pays majoritairement chiite.

Le petit royaume de Bahreïn, siège de la Ve Flotte des Etats-Unis, est secoué par des manifestations sporadiques depuis la répression en 2011 de la contestation animée par la majorité chiite.

Le procès de l'opposant bahreïni Nabil Rajab, jugé pour "insulte" envers les autorités bahreïnies et saoudiennes, a repris lundi devant un tribunal de Manama, selon une source judiciaire.Le parquet a présenté un rapport d'expertise confirmant selon lui les accusations formulées à l'encontre M. Rajab après l'examen de son compte Twitter sur un ordinateur et de deux téléphones mobiles, a ajouté cette source.
La défense a nié toute responsabilité de l'opposant pour ces tweets, postés durant son incarcération.Le tribunal a fixé une nouvelle audience au 21 février.
L'opposant, qui était présent lundi, est en état d'arrestation en dépit d'une décision de justice de le libérer le 28 décembre. Mais, ce jour-là, le parquet a ordonné son maintien en détention pour une autre affaire portant sur "propagation de...