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Dernières Infos - Liban

Loi électorale : Nous sommes ouverts au dialogue, assure le Hezbollah depuis Bkerké

Le chef du bureau politique du Hezbollah, Ibrahim Amine Sayyed, à la tête d'une délégation du parti chiite qui s'est rendue au siège patriarcal maronite à Bkerké, a affirmé jeudi que sa formation était ouverte au dialogue concernant l'élaboration d'une nouvelle loi électorale pour les prochaines législatives prévues en mai.

"Sur le plan théorique, nous pensons toujours que la proportionnelle intégrale à circonscription unique est la meilleure solution. Mais nous ne sommes pas les seuls au Liban, et nous sommes donc ouverts aux discussions portant sur un scrutin qui assure une dose de proportionnelle afin d'apaiser les craintes", a déclaré Ibrahim Amine Sayyed, lors d'un point de presse à l'issue de son entretien avec le patriarche Béchara Raï.

La loi actuellement en vigueur, dite de 1960, prévoit un scrutin majoritaire plurinominal. Elle est critiquée, du moins en apparence, par toutes les composantes politiques du pays. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait récemment affirmé que la proportionnelle intégrale était la "seule solution". Toutefois, durant ces derniers jours, des responsables du parti s'étaient dits ouverts aux discussions portant sur une loi alliant majoritaire et proportionnelle.

"Les propositions de scrutin composite ne sont pas toutes claires jusqu'à présent", a dans ce contexte déploré Ibrahim Amine Sayyed.

Il s'est également félicité du "climat positif" qui prévaut au Liban depuis l'élection du président Michel Aoun à la magistrature suprême et la formation du gouvernement présidé par Saad Hariri.

Le responsable chiite a par ailleurs soutenu que la situation régionale "ne peut être ignorée, notamment le projet terroriste qui visait la Syrie. Si les terroristes l'emportent en Syrie, cela aurait des répercussions sur toute la région, surtout au Liban, en raison de son histoire et sa géographie. Avec la libération d'Alep, un important pas vers la victoire contre le terrorisme a été franchi. Tout le monde doit profiter de cela pour assurer la stabilité" au Liban, a-t-il estimé.

Interrogé par les journalistes sur le retrait du Hezbollah de Syrie où il combat officiellement depuis 2013 aux côtés des forces du régime du président Bachar el-Assad, Ibrahim Amine Sayyed a dit : "Nous espérons pouvoir nous retirer de Syrie, mais nous n'y sommes pas présents sur décision turque ou américaine, et nous ne nous retirerons donc pas sur ordre turc ou américain. Nous resterons en Syrie jusqu'à la défaite totale du projet terroriste".

Le Hezbollah et le régime Assad désignent par terroristes tous les groupes armés qu'ils combattent, à savoir les rebelles, les islamistes et les jihadistes.

Le chef du bureau politique du Hezbollah, Ibrahim Amine Sayyed, à la tête d'une délégation du parti chiite qui s'est rendue au siège patriarcal maronite à Bkerké, a affirmé jeudi que sa formation était ouverte au dialogue concernant l'élaboration d'une nouvelle loi électorale pour les prochaines législatives prévues en mai.
"Sur le plan théorique, nous pensons toujours que la proportionnelle intégrale à circonscription unique est la meilleure solution. Mais nous ne sommes pas les seuls au Liban, et nous sommes donc ouverts aux discussions portant sur un scrutin qui assure une dose de proportionnelle afin d'apaiser les craintes", a déclaré Ibrahim Amine Sayyed, lors d'un point de presse à l'issue de son entretien avec le patriarche Béchara Raï.
La loi actuellement en vigueur, dite de 1960, prévoit un scrutin...