La Cour constitutionnelle a ouvert ses travaux jeudi sur la destitution de la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye en lui ordonnant d'éclaircir le mystère qui entoure son emploi du temps au moment de la tragédie du naufrage du ferry Sewol.
La Cour a aussi rejeté une demande des avocats de Mme Park, empêtrée dans un retentissant scandale et corruption, et visant selon les apparences à retarder les choses.
La Cour dispose de 180 jours pour entériner ou non la destitution de la présidente, accusée de complicité avec une vieille amie, Choi Soon-Sil, elle-même jugée pour extorsion et abus de pouvoir.
Le désastre du ferry Sewol, qui avait fait 304 morts en 2014, en grande majorité des lycéens, est mentionné par la motion des députés, qui accusent Mme Park d'avoir failli à sa mission de protection de la vie de ses concitoyens.
La presse se demande depuis longtemps ce qu'a fait la présidente pendant sept heures, entre le moment où elle a été informée du naufrage et sa première réunion gouvernementale sur le sujet.
"Je suis sûre que la présidente elle-même sait le mieux ce qu'elle a fait le jour du désastre du ferry Sewol", a dit la juge Lee Jing-Sung. "Nous demandons qu'elle fournisse toutes les précisions utiles".
Les médias ont brandi une variété étonnante de théories possibles, toutes non confirmées: rendez-vous amoureux, rituel chamanique, opération de chirurgie esthétique ou, plus récemment, une coupe de cheveux ayant duré 90 minutes.
La Maison bleue, la présidence sud-coréenne, les a toutes démenties sans fournir l'emploi du temps présidentiel.
Mme Choi, qui aurait eu une emprise considérable sur la présidente, est accusée d'avoir contraint des conglomérats comme Samsung à "donner" des dizaines de millions de dollars à des fondations douteuses sous son contrôle.
La présidente est aussi suspectée d'avoir permis à Mme Choi de se mêler des affaires de l'Etat, jusqu'à avoir son mot à dire dans la nomination de hauts responsables.
Mme Choi a plaidé non coupable lundi à l'ouverture de son procès.
La juge Lee a rejeté une demande présentée par la défense de Mme Park, visant à obtenir la suspension des travaux de la Cour pendant toute la durée de ce procès, ceux d'autres prévenus et d'éventuels appels.
La Cour compte neuf juges et au moins six d'entre eux doivent valider la motion de destitution pour qu'elle devienne définitive.
Si tel était le cas, Mme Park serait le premier chef de l'Etat à être destitué depuis le rétablissement de la démocratie en 1987.
Mme Park, qui n'a plus de présidentiel que le titre, quitterait pour de bon la Maison Bleue et une présidentielle anticipée serait organisée dans les 60 jours.
La Cour a aussi rejeté une demande des avocats de Mme Park, empêtrée dans un retentissant scandale et corruption, et visant selon les apparences à retarder les choses.La Cour dispose de 180 jours pour entériner ou non la destitution de la présidente, accusée de complicité avec une vieille amie, Choi Soon-Sil, elle-même jugée pour extorsion et abus de pouvoir.
Le désastre du ferry Sewol, qui avait fait 304 morts en 2014, en grande majorité des lycéens, est mentionné par la motion des députés, qui accusent Mme Park d'avoir failli à sa mission de protection de la vie de ses...


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