"Nous ne voyons pas d'avenir pour le président Assad en Syrie", a déclaré jeudi le ministre britannique de la Défense Michael Fallon à l'issue d'une réunion de la coalition contre le groupe Etat islamique (EI) rassemblant une quinzaine de ses homologues.
"Même s'il triomphe de l'opposition à Alep, il n'y a pas de victoire dans le bombardement d'hôpitaux, dans le fait de restreindre l'aide humanitaire", a ajouté M. Fallon lors d'une conférence de presse avec son homologue américain Ashton Carter.
"Nous continuons de chercher un accord politique en Syrie qui soit authentiquement pluraliste", a poursuivi M. Fallon.
Il a également regretté que "la Russie ne s'occupe pas de l'EI en Syrie", estimant qu'ils "ont prolongé la guerre civile" et "laissé l'EI revenir à Palmyre".
Ashton Carter a déclaré pour sa part que "cette tragédie (syrienne) reflète une brutalité incroyable de la part du régime et aussi de ses soutiens, dont la Russie", et souligné que "seule une transition politique peut mettre fin à la souffrance des Syriens".
Interrogé sur la participation future du gouvernement Trump à la coalition contre l'EI, M. Carter a dit "ne pas pouvoir parler au nom de la prochaine administration". Il a cependant ajouté "s'attendre à ce qu'ils aient la même attitude que nous et qui est partagée par le groupe réuni dans cette salle aujourd'hui, qui est que nous cherchons constamment des moyens d'accélérer la campagne" militaire contre l'EI.
Michael Fallon a lui dit n'avoir "aucun doute" sur le fait que "la prochaine administration américaine intensifiera son rôle traditionnel de leader mondial".
Dans un entretien au New York Times en juillet, Donald Trump avait vivement critiqué la politique "folle et idiote" de Barack Obama en Syrie, qui oeuvre pour une transition politique négociée avec le régime tout en conduisant la coalition contre l'EI. "Je pense qu'on ne peut pas lutter en même temps contre deux parties qui se combattent. (...) Il faut choisir l'une ou l'autre", avait-il déclaré.
Les premières évacuations des quartiers rebelles d'Alep ont commencé jeudi, une opération signifiant une victoire imminente du régime.
Bachar al-Assad a lui salué jeudi la victoire de ses troupes à Alep et a affirmé que les Syriens "écrivaient l'Histoire" en chassant les rebelles de la deuxième ville du pays.
"Même s'il triomphe de l'opposition à Alep, il n'y a pas de victoire dans le bombardement d'hôpitaux, dans le fait de restreindre l'aide humanitaire", a ajouté M. Fallon lors d'une conférence de presse avec son homologue américain Ashton Carter.
"Nous continuons de chercher un accord politique en Syrie qui soit authentiquement pluraliste", a poursuivi M. Fallon.
Il a également regretté que "la Russie ne s'occupe pas de l'EI en Syrie", estimant qu'ils "ont prolongé la guerre civile" et "laissé l'EI revenir à Palmyre".
Ashton Carter a déclaré pour sa part que "cette...


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