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Syrie : Larcher (LR) défend le dialogue avec la Russie, "le plus grand pays du monde"

Le président du Sénat Gérard Larcher a défendu jeudi sur RTL le dialogue avec la Russie, "le plus grand pays du monde", prôné par François Fillon.

"Est-ce que vous pensez qu'il est envisageable de ne pas avoir de dialogue avec la Russie? Or le président de la Russie, il s'appelle Poutine, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas", a lancé M. Larcher, interpellé sur la situation en Syrie et la position du candidat de la droite à la présidentielle.

"Est-ce qu'on peut se passer d'un dialogue avec le plus grand pays du monde? Que le président soit M. Poutine ou ne le soit pas", a-t-il insisté. "C'est ça la réalité. Quelle présomption a la France dont on n'entend plus la voix?"

"Je n'ai aucune sympathie pour Bachar al-Assad qui a une responsabilité majeure, mais on attend des politiques qu'ils construisent la solution de l'apaisement et pas simplement qu'ils versent des larmes, même si les larmes sont une réalité qu'il faut partager", a ajouté le président du Comité politique du parti Les Républicains.

Evoquant la situation "intolérable, indigne" à Alep, l'ancien Premier ministre et candidat à la primaire organisée par le PS, Manuel Valls, avait critiqué mercredi le "tropisme prorusse chez François Fillon" qui ne permettrait pas de préserver "assez l'indépendance de la France".

Bernard Accoyer, qui était lui l'invité d'iTELE jeudi matin, a pour sa part jugé les propos de M. Valls "vraiment indignes" et "indécents".

La situation en Syrie est "avant tout un échec, un échec de la diplomatie internationale, mais reconnaissons qu'il est toujours très difficile de mettre un terme aux agissements d'un tyran", a jugé le secrétaire général du parti LR, faisant part de sa "compassion à l'égard de ce drame absolument horrible qui se joue en ce moment à Alep".

M. Larcher a par ailleurs réagi à l'intention prêtée au député LR Thierry Mariani d'aller passer Noël en Syrie et d'y rencontrer le président Assad, en déclarant que lui-même n'irait pas passer "un quelconque Noël avec Bachar el-Assad". "Il n'empêche que pendant des années on a fait croire que Bachar el-Assad allait tomber. On a laissé faire les Russes, on a laissé faire les Iraniens. Voilà le résultat aujourd'hui".

Toujours à propos de M. Mariani, M. Larcher a déclaré n'avoir "jamais partagé cette russophilie-là".

Le président du Sénat Gérard Larcher a défendu jeudi sur RTL le dialogue avec la Russie, "le plus grand pays du monde", prôné par François Fillon."Est-ce que vous pensez qu'il est envisageable de ne pas avoir de dialogue avec la Russie? Or le président de la Russie, il s'appelle Poutine, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas", a lancé M. Larcher, interpellé sur la situation en Syrie et la position du candidat de la droite à la présidentielle."Est-ce qu'on peut se passer d'un dialogue avec le plus grand pays du monde? Que le président soit M. Poutine ou ne le soit pas", a-t-il insisté. "C'est ça la réalité. Quelle présomption a la France dont on n'entend plus la voix?""Je n'ai aucune sympathie pour Bachar al-Assad qui a une responsabilité majeure, mais on attend des politiques qu'ils construisent la solution de...