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Jihad: dix ans requis contre un ex-militaire français parti en Syrie

Le parquet français a requis mardi dix ans de prison contre un ancien militaire parti en Syrie faire le jihad, ainsi que cinq et sept ans de prison contre ses deux coprévenus, qui comparaissent libres.

Dans son réquisitoire, la magistrate du parquet a insisté sur la "dangerosité manifeste" de l'ex-militaire, âgé de 31 ans et actuellement détenu, insistant sur ses "convictions radicales", "profondément" et "anciennement" ancrées.

Formé au maniement du lance-roquette, le jeune homme avait déserté l'armée de terre, faute de pouvoir y pratiquer sa religion comme il l'entendait. Il était parti trois fois en opération militaire extérieure, au Tchad, en Côte d'Ivoire et au Sénégal.

Les trois prévenus, originaires de la région de Roubaix (Nord), ont tenté de convaincre le tribunal correctionnel de Paris, qui les juge depuis lundi, qu'ils ne formaient pas un groupe, mais plutôt une "bande de copains" et que leur départ en Syrie, à tour de rôle, n'était pas concerté.

La procureure a tancé les deux coprévenus de l'ex-militaire, l'un "confit dans son radicalisme religieux" islamique, contre lequel elle a requis sept ans de prison, et l'autre, pour lequel elle a du mal à déceler la sincérité.

Ce dernier, un jeune homme de 26 ans, converti à l'âge de 13 ans, avait réservé la primeur de ses explications au JDD, dans une interview publiée la veille de l'ouverture du procès. Ces déclarations ont déplu à la magistrate, qui a requis cinq ans de prison à son encontre.

Le jugement sera rendu le 16 janvier.

Le parquet français a requis mardi dix ans de prison contre un ancien militaire parti en Syrie faire le jihad, ainsi que cinq et sept ans de prison contre ses deux coprévenus, qui comparaissent libres.Dans son réquisitoire, la magistrate du parquet a insisté sur la "dangerosité manifeste" de l'ex-militaire, âgé de 31 ans et actuellement détenu, insistant sur ses "convictions radicales", "profondément" et "anciennement" ancrées.Formé au maniement du lance-roquette, le jeune homme avait déserté l'armée de terre, faute de pouvoir y pratiquer sa religion comme il l'entendait. Il était parti trois fois en opération militaire extérieure, au Tchad, en Côte d'Ivoire et au Sénégal.Les trois prévenus, originaires de la région de Roubaix (Nord), ont tenté de convaincre le tribunal correctionnel de Paris, qui les juge depuis...