Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'en est violemment pris jeudi à l'agence de notation Moody's, l'accusant d'être corrompue, après qu'elle a abaissé la note de son pays en catégorie spéculative.
"Abaissez la note de la Turquie comme vous voulez. Cela ne reflète pas la réalité de la Turquie qui continue d'investir et de croître" économiquement, a déclaré M. Erdogan dans une allocution devant des élus locaux à Ankara. "Il suffit de mettre quelques pièces dans leur poches pour avoir la notation que l'on souhaite. Ils fonctionnent de cette manière", a-t-il ajouté.
Moody's a abaissé vendredi de Baa3 à Ba1 la note de la dette à long terme de la Turquie, jugeant son économie vulnérable aux aléas des financements extérieurs du fait notamment "des récents développements politiques imprévisibles", faisant référence à la tentative de coup d'état de juillet.
Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, avait rejeté samedi cet abaissement estimant qu'il n'était "pas impartial".
Le vice-Premier ministre Mehmet Simsek, cité par l'agence pro-gouvernementale Anadolu, a pour sa part affirmé jeudi que la Turquie "mérite une meilleure note". "Nous prenons la notation de la dette au sérieux (mais) ce n'est pas la fin du monde. Ce n'est pas rien mais ce n'est pas la fin du monde non plus", a-t-il dit.
La croissance économique au 2e trimestre en Turquie s'est ralentie à 3,1% contre 4,7% au premier trimestre, une tendance baissière qui devrait se confirmer lors des prochains mois, l'économie subissant l'impact d'une série d'attentats qui ont frappé le pays et le putsch manqué contre le président Erdogan à la mi-juillet.
"Abaissez la note de la Turquie comme vous voulez. Cela ne reflète pas la réalité de la Turquie qui continue d'investir et de croître" économiquement, a déclaré M. Erdogan dans une allocution devant des élus locaux à Ankara. "Il suffit de mettre quelques pièces dans leur poches pour avoir la notation que l'on souhaite. Ils fonctionnent de cette manière", a-t-il ajouté.
Moody's a abaissé vendredi de Baa3 à Ba1 la note de la dette à long terme de la Turquie, jugeant son économie vulnérable aux aléas des financements extérieurs du fait notamment "des récents développements politiques imprévisibles", faisant...


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