Plus de 300 habitants originaires de Daraya, près de Damas, ont commencé à être évacués vendredi par l'armée syrienne d'une localité voisine rebelle où ils s'étaient réfugiés pour fuir les combats. Cette mesure "s'inscrit dans le cadre de l'accord entre l'Etat syrien et les factions armées conclu la semaine dernière", a indiqué la télévision officielle.
L'accord en question porte sur l'évacuation de milliers de rebelles et de civils de Daraya, une des premières villes à s'être soulevées contre le régime de Bachar el-Assad, et qui a été soumise à quatre ans d'un siège impitoyable et à des bombardements incessants. Daraya a été reprise totalement samedi dernier par l'armée après cette évacuation.
En majorité des femmes et des enfants, les personnes évacuées ont marché jusqu'à la sortie de Mouadamiyat al-Cham, où ils résidaient depuis trois ans. Là, huit bus les attendaient pour les transférer vers un centre d'hébergement temporaire dans la province de Damas, a constaté le photographe de l'AFP. Des soldats ont fouillé leurs valises et vérifié qu'ils étaient inscrits sur des listes.
Selon les médias officiels, il s'agit de 303 habitants de Daraya qui seront transférés à Hrajela, une localité de la province de Damas tenue par le régime. La télévision syrienne a parlé de 162 enfants, 62 hommes et 79 femmes.
Le président du Comité de réconciliation de Daraya, Marwan Obeid, a dit à la télévision officielle que ces personnes "s'étaient déplacées progressivement à Mouadamiyat al-Cham". C'est "la troisième étape de l'accord de Daraya", a-t-il dit. "Je suis réfugiée ici depuis trois ans et j'espère que la vie dans le centre d'hébergement sera meilleure qu'ici", a déclaré à l'AFP Roueida, mère de sept enfants.
Un accord d'armistice avait été signé en décembre 2013 entre les rebelles et le régime à Mouadamiyat al-Cham mais la ville est restée assiégée par l'armée. L'envoyé spécial de l'Onu sur la Syrie, Staffan de Mistura, a critiqué jeudi la "stratégie" d'évacuation forcée par le régime comme à Daraya.
Dans un communiqué, le Haut comité des négociations (HCN) de l'opposition syrienne a lui dénoncé les "trêves locales", estimant qu'elles "mènent à des actes de nettoyage politique et ethnique".
L'accord en question porte sur l'évacuation de milliers de rebelles et de civils de Daraya, une des premières villes à s'être soulevées contre le régime de Bachar el-Assad, et qui a été soumise à quatre ans d'un siège impitoyable et à des bombardements incessants. Daraya a été reprise totalement samedi dernier par l'armée après cette évacuation.
En majorité des femmes et des enfants, les personnes évacuées ont marché jusqu'à la sortie de Mouadamiyat...


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