L'envoyé spécial de l'Onu sur la Syrie, Staffan de Mistura, a critiqué jeudi la "stratégie" d'évacuation forcée par le régime comme à Daraya, ex-fief rebelle près de Damas qui a été soumise à quatre ans de siège.
"Je partage votre peur concernant le fait, qu'après Daraya, nous risquons d'avoir d'autres Darayas et cela pourrait être la stratégie d'une des parties en ce moment", a déclaré Staffan de Mistura aux journalistes, à l'issue d'une réunion à Genève du groupe de travail sur l'aide humanitaire en Syrie.
"Faut-il que nous ignorions le fait qu'il y a clairement une stratégie en ce moment pour faire à Al-Waer et à Mouadamiyat Al-Cham comme à Daraya?" a-t-il insisté, rappelant que 75.000 personnes vivaient à Al Waer alors que Daraya n'en comptait que quelques milliers.
Près de 8.000 personnes vivaient à Daraya selon les estimations.
Daraya, une des premières villes à s'être soulevées contre le régime de Bachar-Assad, a été reprise totalement samedi par l'armée après la sortie de milliers de rebelles et de civils soumis pendant quatre ans à un siège impitoyable et à des bombardements incessants.
Jan Egeland, qui dirige le groupe de travail sur l'aide humanitaire, a spécifié que l'Onu n'avait pas été impliqué dans cet accord.
Il a par ailleurs dit que l'Onu avait pu envoyer de l'aide à seulement trois localités assiégées en août: par des largages humanitaires à Deir-Ez-Zor, et par des convois à Al-Waer et à Harasta.
L'évacuation de Daraya constitue le deuxième accord du genre entre régime et rebelles après celui de Homs (centre), "capitale de la révolution" où le régime a utilisé la même tactique de siège et de bombardements intenses avant que les rebelles ne se voient obligés d'accepter de quitter leur fief dans la vieille ville en 2014.
Depuis le début de la révolte contre le régime de Damas en mars 2011, la guerre a fait plus de 290.000 morts et jeté sur les routes des millions de personnes. Alors que la trêve est régulièrement violée depuis fin avril, les pourparlers de paix sont au point mort.
"Je partage votre peur concernant le fait, qu'après Daraya, nous risquons d'avoir d'autres Darayas et cela pourrait être la stratégie d'une des parties en ce moment", a déclaré Staffan de Mistura aux journalistes, à l'issue d'une réunion à Genève du groupe de travail sur l'aide humanitaire en Syrie.
"Faut-il que nous ignorions le fait qu'il y a clairement une stratégie en ce moment pour faire à Al-Waer et à Mouadamiyat Al-Cham comme à Daraya?" a-t-il insisté, rappelant que 75.000 personnes vivaient à Al Waer alors que Daraya n'en comptait que quelques milliers.
Près de 8.000 personnes vivaient à...


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