Le pape François a salué mercredi la fin du conflit armé en Colombie mais a décliné l'invitation à participer au choix du tribunal qui sera chargé de juger les crimes commis pendant ces décennies sanglantes.
La guérilla des Farc et le gouvernement colombien avaient demandé il y a une quinzaine de jours au pape François, premier pontife sud-américain, et au secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon "de choisir une personne pour façonner le mécanisme" de ce tribunal.
Le pape "s'est réjoui d'apprendre que les négociations avaient été finalisées", a annoncé le Vatican dans un communiqué. Mais pour ce qui est de désigner un représentant au tribunal, "considérant la vocation universelle de l'Eglise (...) il serait plus approprié qu'une telle tâche soit confiée à d'autres instances", poursuit-il.
L'accord de paix prévoit que 20 magistrats colombiens et quatre étrangers forment ce tribunal chargé d'organiser le réglement judiciaire du conflit colombien.
Le conflit colombien, qui au fil des décennies a impliqué plusieurs rébellions d'extrême-gauche --dont l'Armée de libération nationale (ELN, encore active)-- des paramilitaires d'extrême-droite et les forces armées, a fait au moins 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,8 millions de déplacés.
Le premier cessez-le-feu bilatéral et définitif entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) et le gouvernement de Bogota est entré en vigueur lundi.
La guérilla des Farc et le gouvernement colombien avaient demandé il y a une quinzaine de jours au pape François, premier pontife sud-américain, et au secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon "de choisir une personne pour façonner le mécanisme" de ce tribunal.
Le pape "s'est réjoui d'apprendre que les négociations avaient été finalisées", a annoncé le Vatican dans un communiqué. Mais pour ce qui est de désigner un représentant au tribunal, "considérant la vocation universelle de l'Eglise (...) il serait plus approprié qu'une telle tâche soit confiée à d'autres instances", poursuit-il.
L'accord de paix...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine