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La Turquie répond à l'Onu pour des critiques sur le putsch manqué

La Turquie a critiqué samedi le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme pour avoir dit qu'Ankara devrait refreiner sa "soif de vengeance" après le coup d'Etat manqué du mois dernier.

Le prince Zeid Ra'ad Zeid al Hussein, Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, a appelé mercredi à garantir les droits des personnes emprisonnées depuis le coup d'Etat avorté des 15 et 16 juillet.

Les autorités turques ont suspendu de leurs fonctions ou arrêté plusieurs milliers de juges, militaires, policiers, journalistes, professeurs et fonctionnaires.

Dans un communiqué publié samedi, le ministre turc des Affaires étrangères, Tanju Bilgic, a estimé que les commentaires du prince Zeid étaient inacceptables.

"Il s'agit au mieux d'une déclaration malheureuse pour un responsable de l'Onu chargé de veiller aux droits de l'homme de dire "qu'il n'a pas de sympathie" pour ceux qui préparaient le coup d'Etat, au lieu de condamner ces terroristes qui ont tenté un putsch sanglant", a déclaré le chef de la diplomatie turque qui a invité le Haut Commissaire à se rendre en Turquie.

Les alliés occidentaux de la Turquie craignent que le président turc Recep Tayyip Erdogan n'utilise la tentative de putsch et les purges consécutives pour renforcer son pouvoir. Mais de nombreux Turcs sont aussi en colère par ce qu'ils considèrent comme un manque de sympathie de l'Occident à leur encontre après la tentative de coup d'Etat qui a fait 240 morts.

La Turquie a critiqué samedi le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme pour avoir dit qu'Ankara devrait refreiner sa "soif de vengeance" après le coup d'Etat manqué du mois dernier.
Le prince Zeid Ra'ad Zeid al Hussein, Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, a appelé mercredi à garantir les droits des personnes emprisonnées depuis le coup d'Etat avorté des 15 et 16 juillet.
Les autorités turques ont suspendu de leurs fonctions ou arrêté plusieurs milliers de juges, militaires, policiers, journalistes, professeurs et fonctionnaires.
Dans un communiqué publié samedi, le ministre turc des Affaires étrangères, Tanju Bilgic, a estimé que les commentaires du prince Zeid étaient inacceptables.
"Il s'agit au mieux d'une déclaration malheureuse pour un responsable de l'Onu chargé de...