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Économie - Liban - Développement

Le Liban épinglé une fois de plus pour son retard dans le déploiement des nouvelles technologies

Au cours d’une conférence organisée hier au siège des Nations unies à Beyrouth, la Cnuced a dévoilé son rapport 2011 sur l’économie de l’information, axé cette année sur les nouvelles technologies comme outils de croissance pour les petites et microentreprises. Le pays du Cèdre, pionnier dans les années 90 en matière de lancement de la téléphonie mobile et de l’Internet, continue de faire figure de cancre, malgré les récentes avancées.

Selon le rapport de la Cnuced, le Liban arrive à l’avant-dernier rang mondial en termes de vitesse moyenne du service ADSL en 2010. Joseph Eid/AFP

Le rapport 2011 sur l’économie de l’information de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), axé cette année sur « les technologies de l’information et de la communication comme outils de développement du secteur privé », a été lancé hier à Beyrouth, dans le cadre d’une conférence de presse.
Le directeur du département « technologie de l’information et de la communication » à l’Escwa, Haïdar Freihat, a dévoilé à cette occasion les principales lignes du rapport, en insistant sur l’importance croissante des nouvelles technologies dans la productivité du secteur privé, et en particulier pour les petites et microentreprises des pays en développement (PED).
Par nouvelles technologies, le rapport se réfère surtout à la téléphonie mobile et aux services Internet. « L’utilisation du téléphone portable explose dans le monde. Sur près de six milliards d’être humains, on comptait, fin 2010, 1,2 milliard d’abonnés à la téléphonie fixe et 5,4 milliards à la téléphonie portable », a souligné M. Freihat. Selon lui, ces chiffres prennent une importance considérable dans les PED qui se dotent de nouvelles applications pour téléphones portables, permettant ainsi à leurs citoyens de bénéficier de services innovants et à moindre coût. « Les services financiers comme les transferts d’argent à travers le téléphone portable sont en train de gagner du terrain », a ajouté M. Freihat. Le rapport souligne que sur 100 services de ce genre, 50 % sont en Afrique et 30 % en Asie. « Quatre milliards de personnes dans le monde n’ont pas de compte en banque. Parmi ces derniers, nombreux sont ceux qui effectuent des transferts d’argent de portable à portable. Cette méthode peut aider les petites et microentreprises à se développer dans des zones rurales car elle est plus rapide et moins chère que les agences de transfert d’argent traditionnelles », a ajouté M. Freihat.

Largement à la traîne
Dans un exposé plus détaillé du rapport, un responsable du département « technologie de l’information et de la communication » à l’Escwa, Rami Zaatari, s’est penché sur le cas du Liban et des pays de la région en termes de taux de pénétration des nouvelles technologies. « Le Liban a encore beaucoup de retard par rapport au reste du monde, même s’il a été l’un des premiers pays de la région à introduire Internet et les téléphones portables sur son territoire », a souligné M. Zaatari. Selon le rapport de la Cnuced, le Liban est arrivé à l’avant-dernier rang mondial en termes de vitesse moyenne du service ADSL en 2010.
Quant aux estimations de l’Escwa pour l’année 2011, révélées exclusivement à L’Orient-Le Jour, notons qu’elles placent une fois de plus le Liban en dessous de la moyenne mondiale de 9,1 mégabits par seconde (mb/s), et ce malgré la récente augmentation de la vitesse maximale de l’ADSL à 8 mb/s. Également, sur plus de 200 pays recensés en 2010, 30 seulement n’avaient pas encore accès à la 3G, dont le Liban.
Dans son dernier chapitre, le rapport de la Cnuced émet un certain nombre de recommandations destinées principalement aux gouvernements afin de les sensibiliser à l’importance de tenir compte des nouvelles technologies dans leurs programmes économiques, notamment en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté. Selon le rapport, les coûts encore trop élevés des nouvelles technologies constituent la principale cause du retard économique que prennent certains pays, et non pas l’illettrisme ou le manque de volonté des populations. Toujours selon le rapport, il ne suffit pas non plus de rendre accessible l’utilisation des nouvelles technologies au plus grand nombre de personnes, mais d’en améliorer l’efficacité, et ce à travers de nouveaux services adaptés aux besoins de la population et des formations spécifiques. Concrètement, le rapport encourage les gouvernements à développer l’infrastructure de base propre au secteur des télécommunications en encourageant par exemple le partenariat public-privé pour qu’il y ait plus de concurrence et des tarifs à moindre coût.
Le rapport 2011 sur l’économie de l’information de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), axé cette année sur « les technologies de l’information et de la communication comme outils de développement du secteur privé », a été lancé hier à Beyrouth, dans le cadre d’une conférence de presse.Le directeur du département « technologie de l’information et de la communication » à l’Escwa, Haïdar Freihat, a dévoilé à cette occasion les principales lignes du rapport, en insistant sur l’importance croissante des nouvelles technologies dans la productivité du secteur privé, et en particulier pour les petites et microentreprises des pays en développement (PED).Par nouvelles technologies, le rapport se réfère surtout à la téléphonie mobile et aux services Internet....
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