L’assemblée des évêques maronites en réunion. Photo Émile Eid
La perspective d'une partition de la Syrie inquiète le collège épiscopal maronite, qui a proposé aux négociateurs de prendre le régime politique libanais comme modèle pour une Syrie pacifiée. L'assemblée a par ailleurs, une fois de plus, « joint sa voix à celle du patriarche », pour plaider en faveur de l'élection d'un nouveau président de la République.
Réunie hier sous la présidence du patriarche Raï, l'assemblée a affirmé, dans son communiqué final : « Les changements rapides, complexes et ramifiés du paysage syrien, les propos portant sur l'avenir de la Syrie et de la région, en particulier les propos sur une nouvelle carte pour la Syrie, n'augurent pas d'un avenir de paix pour la région. La solution envisagée n'est pas la bonne. Partant, les pères souhaitent que les négociateurs prennent le Liban et son expérience historique de coexistence des religions et de participation dans la gestion de la chose publique, comme modèle et comme solution réaliste qui écarterait de la région le spectre de l'effritement et des conflits permanents. »
Voici, en résumé, les points soulevés dans ce communiqué :
- « Les pères déplorent la mort de deux militaires dans l'accomplissement de leur devoir, dans la région de Maameltein (...) Ils renouvellent leur appui plein et entier à l'armée et à toutes les forces de sécurité, dont ils apprécient les sacrifices (...) et condamnent tout ce qu'entreprennent les trafiquants de drogue, ceux qui les couvrent et ceux qui les exploitent. »
- « L'assemblée joint sa voix à celle du patriarche qui demande avec insistance et de façon répétée l'élection d'un nouveau président de la République. Cette élection redressera la situation et régulera les travaux des autres institutions. Ils invitent les blocs politiques et parlementaires à s'en tenir à la Constitution et à respecter le pacte national comme étant les deux piliers d'un redressement de l'État dans toute sa spécificité, et sans lesquels il n'y a pas d'issue aux crises du pays. »
- « Au passage, ils remercient les États amis et les institutions internationales, ainsi que tous ceux qui ont à cœur l'intérêt du Liban et son avenir (...), à commencer par le Saint-Siège qui tient à ce que le Liban demeure un phare qui éclaire le bassin méditerranéen. »
- « Ont été examinées les questions de la paralysie des institutions constitutionnelles et de l'incapacité du gouvernement à prendre en charge les dossiers urgents de la société et d'abord celui des déchets ménagers ainsi que les doléances des fonctionnaires, des ouvriers et des enseignants (...). L'assemblée qui appuie également les demandes légitimes, sachant qu'elle tient à ce qu'aucune agression ou violence ne la dénature, demande aux responsables de prêter l'oreille à la société civile et leur rappelle que leur devoir est de servir le bien public. Mais la confusion entre le bien public et les intérêts privés et l'effrayante tendance à la politisation des dossiers sociaux est une véritable honte (...). »
- « Les pères insistent à nouveau sur la gravité de la crise économique née de la crise politique, estimant que si elle reste en l'état, le Liban risque un jour de compter parmi les États faillis. »


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A l'instar des parapluies troués dont d'indélicats fournisseurs…. "sunnites"? approvisionnent Bkirkîh, Râââïh, on le sait, s'en plaint amèrement comme l'aurait fait tout utilisateur déconfit. En effet les protections bääSSdiotes se révèlent éminemment poreuses. Elles présentent moult trous permettant des transmissions de fluides "takfiristes", d'influences délétères bääSSyriennes, voire des échanges, yîîîh, de salamalecs sournois "futuristes" ! La preuve sera ainsi administrée que les protections aSSadiques ne sont + à l'abri de déchirures. Le fait est, que tout au long de cette Révolution Saine Syrienne qui avance d’une façon riche en bouleversements, se manifesteront des variétés de maronitiques prélats et ouailles aussi improbables que des boSSfaïrophobes de droite, des bääSSdiotistes "humanistes", voire des "Bachiristes de Gauche!", des "indécis rouge/brun" et bien d'autres encore ! Tous en équilibre instable sur des plaques tectonico-politiques ou en déshérence doctrinale sur des parcours maronitiques glissants. Mais tous décidés à faire bouger les lignes quand ce n'est pas pour parachever l'embrouillamini. A prendre des risques en misant hardiment sur leur habituel opportunisme, celui qui s'apparente au késchék frelaté sans ail. C'est dire que le mot qu’ils se donneront, celui de rompre avec leur maronitisme affadi et de faire la nique aux vétustes curés, ferait mouche ! Comme celui aussi, de décomplexer leurs régiments de minorisés jusqu'alors d'une pleutre docilité.
17 h 12, le 05 novembre 2015