Les combattants kurdes sont déterminés à mener des « batailles de rue » pour défendre Aïn el-Arab, dont la prise permettrait à l’EI de contrôler sans discontinuité une longue bande frontalière de la Turquie. Photo tirée du site al-Arabiya
Le groupe État islamique (EI, ex-Daech) resserrait hier l'étau sur la ville kurde syrienne de Kobané (Aïn el-Arab en arabe), et ce malgré les raids de la coalition.
« Les jihadistes sont désormais à moins d'un kilomètre à l'est et au sud-est de Kobané et la ville est totalement asphyxiée » à l'exception de l'accès au Nord, a indiqué Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Mais, a-t-il ajouté, les combattants kurdes sont déterminés à mener des « batailles de rue » pour défendre Kobané, troisième ville kurde de Syrie située dans le Nord. « Nous sommes prêts au combat », a de fait affirmé un responsable kurde local, Idriss Nahsen, alors que Kobané est défendue par les Unités de protection du peuple (YPG), milice kurde dont les hommes sont moins bien équipés et bien moins nombreux que les jihadistes. Du côté turc de la frontière, les tirs d'obus de mortier étaient clairement audibles.
Selon l'OSDH, la ville « s'est vidée à 90 % de ses habitants et les villages environnants sont quasiment déserts et contrôlés par l'EI ». Il ne resterait que quelques milliers de civils à Kobané, qui comptait 70 000 habitants avant la guerre et avait accueilli un nombre équivalent de réfugiés d'autres zones syriennes. L'ONG a fait état de nouvelles frappes de la coalition internationale sur l'EI dans le secteur, au lendemain de raids similaires qui n'avaient pas réussi à stopper sa progression. La chute de Kobané permettrait à l'EI de contrôler sans discontinuité une longue bande frontalière de la Turquie.
Pendant ce temps, les forces gouvernementales syriennes profitent des frappes aériennes de la coalition internationale contre l'EI dans l'est de la Syrie pour intensifier leurs opérations dans l'ouest contre les groupes insurgés pourtant soutenus par les États-Unis et leurs alliés. « Dans les deux jours qui ont suivi les frappes de la coalition, les opérations de l'aviation gouvernementale syrienne ont baissé d'environ 90 %, puis elles ont repris avec de plus en plus de vigueur. Maintenant, la ville d'Idlib est bombardée tous les jours », a déclaré M. Abdel Rahman. L'armée syrienne a également annoncé la semaine dernière avoir repris la ville d'Adra al-Omalia, entre Damas et Homs. Les frappes de la coalition contre les islamistes dans l'Est soulagent les forces de Bachar el-Assad et leur permettent de renforcer leurs liaisons avec leurs bastions de l'ouest du pays, souligne Isabel Nassief, une analyste spécialiste de la Syrie. « En particulier, les forces du régime frappent les poches de la rébellion autour de Homs et de Hama. »
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Le changement se fait attendre
Face à la menace grandissante de l'EI, le Parlement du voisin turc a approuvé hier à une très large majorité un projet de résolution du gouvernement islamo-conservateur autorisant l'armée à mener des opérations contre les jihadistes de l'EI en Syrie et en Irak au sein d'une coalition menée par les États-Unis et à laquelle prennent part à différents degrés une cinquantaine de pays. Le texte donne son feu vert à une éventuelle opération militaire de l'armée turque sur les territoires syrien et irakien, et autorise également le stationnement sur le sol turc de troupes étrangères qui pourraient y participer. Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a convoqué une réunion des principaux responsables civils et militaires du pays juste après ce vote pour préciser les modalités de l'engagement turc auprès de la coalition. Alimentant les spéculations sur la menace jihadiste, le commandant en chef de l'armée turque a publié hier un inhabituel message de soutien à la trentaine de soldats chargés de la surveillance d'une petite enclave turque située à une vingtaine de kilomètres à l'intérieur du territoire syrien. De son côté, le chef historique des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, en prison en Turquie, a une nouvelle fois exhorté les Kurdes à combattre l'EI « afin que le processus et le voyage de la démocratie n'échouent pas en Turquie ».
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Quant aux rebelles « modérés » qui luttent contre le régime Assad en Syrie et sont censés combattre l'EI, John Allen, qui coordonne la coalition internationale, a prévenu que leur entraînement en cours « prendrait peut-être des années ». De fait, l'administration du président Barack Obama « reconnaît que cela va prendre beaucoup de temps, même selon le scénario le plus optimiste », décrypte Karl Mueller, politologue au centre d'études Rand Corporation. M. Allen est d'ailleurs arrivé en Irak hier pour des entretiens sur la lutte contre l'EI, a indiqué le département d'État, précisant qu'il devait également se rendre dans les prochains jours en Belgique, en Jordanie, en Égypte et en Turquie. En attendant d'éventuels progrès, Washington compte surtout sur des avancées politiques à Bagdad avec le nouveau gouvernement du Premier ministre Haidar al-Abadi. Mais pour Marina Ottoway, du Woodrow Wilson Center, le changement se fait attendre. « Jusqu'ici, le gouvernement n'a pas pris une seule décision concrète qui pourrait convaincre les sunnites et les kurdes que leurs intérêts sont dorénavant protégés », dénonce-t-elle.
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En Irak toujours, les forces kurdes appuyées par des raids américains et britanniques continuaient de combattre les jihadistes sur plusieurs fronts, au nord et à l'ouest de Bagdad. Au moins 17 membres des forces de sécurité et 40 jihadistes sont morts dans l'ouest dans deux attaques de l'EI avec des voitures piégées et des kamikazes contre des bases de l'armée près de Ramadi et de la police à Hit, deux zones parmi les dernières aux mains du gouvernement dans la province d'al-Anbar, selon des sources de sécurité et médicales.
Alors que les forces progouvernementales ont essuyé plusieurs défaites ces derniers jours dans la province, 240 soldats sont pris au piège dans une base à Albu Aitha, juste à l'est de Ramadi, avec très peu de nourriture et d'eau, selon des officiers irakiens. Selon l'état-major français, l'EI maintient sa pression en particulier dans la région de Sinjar et à l'ouest de Bagdad.
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Rebelles "Moderes" , hahaha !! entre parenthese dans le texte , que ne l'avait on dit que les occicons se trompaient a vouloir nous donner des lecons de discernement . Quelle difference entre la Coree du Nord , Le Cambodge , le M.O ( daech) , abu Sayaf les ex pays d'Amerique du sud etc... ?? Toutes les folies qui se sont revelees dans ces pays par l'apparition de barbarie criminelle trouve sa source dams une invasion de ces pays , toujours par les memes puissances occicons . Ah j'oubliais d'ajouter a cette liste Gaza en Palestine . Ces gens la sont mauvais et n'ont jamais eu de bonnes intentions pour les autres .
10 h 10, le 03 octobre 2014