Seule devant son qanoun, Imane Homsi faisait tomber des pluies de notes. (Archives Marwan Assaf)
« Lorsque Imane Homsi joue du qanoun, elle s'applique à créer des harmonies et à faire voyager l'esprit. Comme si elle enfilait des perles, la musicienne égrène les notes avec une fluidité et un enchaînement magiques ». Ainsi décrivait-on, dans les colonnes de L’Orient-Le jour, un récital donné par l'artiste libanaise en 2011.
La musicienne et virtuose du qanoun, Imane Homsi, est décédée mercredi à l’âge de 45 ans, suite à une longue maladie. Imane Homsi est considérée comme l’une des plus importantes musiciennes ayant maîtrisé cet instrument, généralement réservé aux hommes.
Imane Homsi avait en outre développé sa propre technique de jeu. Alors que le qanoun se pince traditionnellement avec deux doigts, elle jouait avec ses dix doigts, donnant par là même une nouvelle dimension et de nouvelles teintes musicales au répertoire classique oriental.
« Ainsi, si les deux mains d'Imane Homsi se déplacent telles des vagues ondulant sur le plateau horizontal de l'instrument, les auriculaires pincent les cordes sans plectre pour obtenir des sons différents. On croirait, en fermant les yeux, entendre soit un oud ou un violoncelle, ou encore un clavecin », écrivait notre collègue Colette Khalaf en 2011.
Lors d'un concert avec Rima Khcheich au théâtre al-Madina à Beyrouth en mai 2012.
Imane Homsi avait été l’élève de Mohammad al-Sabsaby depuis ses 7 ans et ce jusqu’à l'obtention de son diplôme avec une mention d'excellence au Conservatoire national supérieur de musique en 1991. Nommée chef de département du qanoun au conservatoire, elle se produisait aussi bien en solo qu'au sein d'ensembles musicaux et d'orchestres au Liban, dans le cadre de festivals internationaux comme al-Bustan, Baalbeck et Beiteddine, mais également aux États-Unis, en Europe, en Asie et en Afrique.
Outre ses études en musique arabe classique, la virtuose détenait un diplôme en architecture, obtenu à l’ALBA en 1994.
Pour mémoire
Imane Homsi instaure la loi du « qanoun » (réservé aux abonnés)
La musicienne et virtuose du qanoun, Imane Homsi, est décédée mercredi à l’âge de 45 ans, suite à une longue maladie. Imane Homsi est considérée comme l’une des plus importantes musiciennes ayant maîtrisé cet instrument, généralement réservé aux hommes.
Imane Homsi avait en outre développé sa propre technique de jeu. Alors que le qanoun se pince traditionnellement avec deux doigts, elle jouait avec ses dix doigts, donnant par là même une nouvelle dimension et de nouvelles...


Allah Yir7ama.
16 h 45, le 19 avril 2013