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Actualités - Reportages

Les règles alimentaires du diabétique

Le diabétique a les mêmes besoins d’énergie qu’une personne non diabétique, mais son organisme est incapable de faire face aux apports brutaux de glucides. Les produits diététiques s’imposent alors pour compléter une ration insuffisante ou remplacer totalement l’aliment classique.Le diabète est une maladie chronique qui nécessite un traitement à long terme. L’éducation nutritionnelle du sujet est importante. Elle doit permettre au diabétique, qu’il soit adulte ou enfant, de manger sainement et de manière satisfaisante. Les spécialistes des produits pour diabétiques s’accordent à dire que l’alimentation du sujet diabétique doit être proche de l’alimentation «normale» préconisée pour tout un chacun. Il faut simplement adapter les apports en fonction des besoins et de l’activité physique, qui doit être fortement encouragée. La sédentarité est néfaste, car trop peu d’exercices physiques faisant que le sucre absorbé n’est pas brûlé suffisamment et trop de graisses font que le muscle consomme uniquement du gras, plus facile à stocker que le sucre. Le pancréas doit alors sécréter beaucoup d’insuline pour éliminer le sucre en excès. Avec le temps, le système s’essouffle et le diabète s’installe. Le diabète ne se guérit pas, il se contrôle. Il s’agit de maintenir un taux de sucre dans le sang régulier et bas : en moyenne inférieur à 1,40 gramme par litre. Le diabète gras, le plus fréquent, est à un mauvais échange entre les sucres et les graisses. L’excès de graisses saturées (charcuterie) est autant en cause que celui de sucres rapides (boissons sucrées par exemple). La fréquence de ce type de diabète (appelée aussi diabète de la maturité) ne cesse d’augmenter du fait des mauvaises habitudes alimentaires et de la surconsommation d’aliments comme les frites ou les boissons sucrées. Le traitement le plus important est une prise en charge diététique. La raison de l’attirance pour le sucre se comprend : sa consommation entraîne, au niveau du cerveau, la libération de neurotransmetteurs. Ces substances procurent une sensation d’euphorie, exercent une influence sédative et améliorent la réaction au stress. Savoir sucrer juste La prise excessive d’aliments ou de boissons sucrées peut révéler, aggraver ou entretenir un diabète méconnu. La diminution ou la suppression de ce type de nourriture permet souvent un retour à la normale du taux de glycémie. Pour beaucoup de diabétiques, manger équitablement se résume à faire attention aux aliments ayant un goût sucré. Or, le fait de ne baser son alimentation que sur ce point détourne de vrais problèmes, car de nombreux aliments, bien que n’ayant pas un goût sucré, apportent en réalité tout autant de sucre, voire davantage, que ceux ayant un goût sucré. Les aliments n’ayant pas un goût sucré, mais apportant néanmoins beaucoup de sucre, ne peuvent pas être identifiés en les consommant, et il faut donc en connaître la liste. Il s’agit essentiellement des pommes de terre, du riz, des pâtes, de la semoule, du pain, de la farine et de ses dérivés. D’autre part, le contexte dans lequel sont mangés les aliments apportant du sucre influence beaucoup la montée de la glycémie. Ainsi, lorsqu’un aliment apportant du sucre est absorbé seul, il est rapidement digéré et son sucre passe rapidement dans le sang. Par contre, s’il est consommé avec d’autres aliments n’apportant pas de sucre, sa digestion est plus longue et le sucre qu’il contient passe plus lentement dans le sang. «Aujourd’hui, l’absorption modérée d’aliments sucrés est permise, il faut surtout prescrire à chacun, suivant son cas, une diététique particulière, chose qui est très négligée par le corps médicinal, déclare Edmond Goraieb, directeur aux Établissements E. Goraieb. On préfère interdire au diabétique toute consommation sucrée. Par contre, les spécialistes en Europe réalisent l’importance de donner au diabétique les moyens de devenir son propre thérapeute. Pour cela, des explications patientes et une écoute attentive sont indispensables. Le rôle du médecin est d’aider le diabétique à trouver des objectifs tenables (pour la maîtrise du poids, de la glycémie et de la tension artérielle) et non de lui fixer des interdits. Il s’agit de parvenir à la responsabilisation et à l’autonomie du diabétique». Bannir le mot régime Aujourd’hui, les produits diététiques répondent aux besoins nutritionnels particuliers des personnes atteintes par le diabète. Le régime diabétique dans lequel les sucres sont réduits à la portion congrue et où les aliments sont pesés avant chaque repas, c’est bien fini ! Les repas doivent être équilibrés, c’est-à-dire comporter des légumes, des fruits, de la viande ou du poisson et des céréales en quantité raisonnable. «Un carré de chocolat n’est plus interdit, affirme Arlette Otayek, directrice à la société Manyfood. La marque Estee offre des biscuits et des gâteaux au chocolat et une grande variété de chocolat aux amandes et autres, tous sans sucre. Ces produits sont approuvés par l’association américaine des diabétiques. Ce sont des produits qui se distinguent nettement des aliments courants par leur composition. Les besoins des diabétiques ne pouvant pas être couverts par une alimentation normale, ces aliments font preuve de leur grande efficacité. Certains sont présentés sous forme de liquides comme le produit Aspasuc. C’est une boisson sans sucre à la saveur d’orange ou d’ananas, composée de vitamine C et d’aspartame, et spécialement conçue pour diabétique. Leurs formules très élaborées correspondent aux indications diététiques bien précises». Par ailleurs, on réduisait systématiquement autrefois tous les glucides dans l’alimentation des diabétiques. Avec les progrès en nutrition, ce mode alimentaire est parvenu à un consensus : une réduction des apports caloriques chez le diabétique obèse par une diminution du sucre et des graisses ; une répartition des apports caloriques en 50 % de glucides, 35 % de lipides et 15 % de protéines ; un fractionnement bien identifié des différents repas pour mieux éviter les fortes montées de glycémie et le risque d’hypoglycémie qui leur succède.
Le diabétique a les mêmes besoins d’énergie qu’une personne non diabétique, mais son organisme est incapable de faire face aux apports brutaux de glucides. Les produits diététiques s’imposent alors pour compléter une ration insuffisante ou remplacer totalement l’aliment classique.Le diabète est une maladie chronique qui nécessite un traitement à long terme. L’éducation nutritionnelle du sujet est importante. Elle doit permettre au diabétique, qu’il soit adulte ou enfant, de manger sainement et de manière satisfaisante. Les spécialistes des produits pour diabétiques s’accordent à dire que l’alimentation du sujet diabétique doit être proche de l’alimentation «normale» préconisée pour tout un chacun. Il faut simplement adapter les apports en fonction des besoins et de l’activité physique, qui doit...