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Actualités - Reportages

L’hôtellerie au service du tourisme

Le secteur hôtelier a subi de grands changements et les principaux acteurs élargissent la palette de leurs services qui s’étend au catering, à l’organisation d’évènements artistiques et culturels, aux réceptions et aux conférences. Loin de toute standardisation, les hôtels parient sur l’innovation, la modernité et l’originalité pour attirer et satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante. Les hôtels au Liban font preuve de créativité et ne se contentent plus du rôle traditionnel de l’hôtellerie qui se limitait à louer des chambres. «Avec l’ouverture de plusieurs chaînes hôtelières internationales, le défi est plus grand et la concurrence oblige chaque hôtelier à prouver qu’il est le meilleur, déclare Mme Khoury de l’hôtel al-Bustan. Par ailleurs, la main-d’œuvre est de plus en plus spécialisée, avec l’ouverture de plusieurs écoles hôtelières, ce qui permet de satisfaire au mieux les moindres exigences de la clientèle. La bonne formation pratique et adaptée n’est plus à négliger. Il est évident que l’hôtel al-Bustan est un lieu privilégié de par son site merveilleux et son environnement vert et fleuri. Mais, aujourd’hui, la clé du succès d’un hôtel est satisfaite par un accueil privilégié, un service personnalisé et une bonne nourriture». Le potentiel humain est un axe majeur dans le succès du secteur hôtelier. «C’est la valeur ajoutée de l’hôtel, affirme Badri Dib, directeur général du Holiday Inn Dunes. Pour se différencier, le service offert se doit d’être impeccable. Chaque client doit garder un excellent souvenir de son séjour. Ainsi , avant son départ, on demande au client son avis sur l’hôtel, ce qui permet de prendre des informations à son sujet afin de lui offrir spontanément ce qu’il aimerait trouver au cours de son prochain séjour». Promouvoir le secteur Aussi, afin d’être compétitifs, il faut séduire et élargir la gamme des produits et services offerts. «Le Mzaar Inter-Continental Resort est un hôtel de grand standing dont l’hospitalité évoque les meilleurs hôtels du monde, affirme Youmna Rizk Aboujaoudé. Plus qu’un hôtel, le Mzaar est un véritable centre d’activités sportives et de mise en forme. Il se distingue par son confort, sa convivialité, le luxe de ses chambres et sa gastronomie. L’hôtel est également un lieu privilégié pour l’organisation de colloques et de congrès internationaux tout au long de l’année». Pour réussir l’avenir du secteur touristique, il faut concentrer les efforts sur une image de marque à racheter. «Les responsables du secteur devraient consacrer un budget bien défini à la promotion du Liban en tant que destination touristique privilégiée, pour susciter l’intérêt du touriste étranger, affirme Badri Dib. D’autre part, il faudrait faciliter les droits d’entrée au pays, les formalités d’obtention de visas , de paiement de taxes de sortie, d’enregistrement journalier dans les hôtels». L’hôtel al-Bustan prend l’initiative privée d’élaborer une stratégie de promotion touristique. «L’hôtel al-Bustan cherche à représenter le Liban tel qu’il est vraiment, ou tel qu’il doit être: dans son style, son caractère, son bon goût, sa cuisine, son ambiance, sa dignité, déclare Mme Khoury. Par un accueil des plus chaleureux et un service personnalisé, tout le personnel de l’hôtel al-Bustan est engagé à satisfaire cette mission. L’hôtel a une certaine culture qu’il transmet continuellement. Le personnel n’emploie jamais le mot clients, toujours celui d’invités». Afin d’être compétitifs et «de promouvoir le Holiday Inn Dunes, le travail se fait en grande partie à titre privé, renchérit Badri Dib. Il est vrai que notre principal axe de développement vise à anticiper les moindres exigences de la clientèle et de satisfaire tous les besoins, mais notre rôle de promoteur touristique du pays est fortement privilégié dans le contexte actuel». Parallèlement, une démarche publique est essentielle au développement du secteur. «Le rôle principal de l’État est de redonner une image de paix dans les médias étrangers, déclare Youmna Rizk Aboujaoudé. Il est nécessaire également d’entreprendre une action de marketing à l’étranger, dans les offices de tourisme, pour favoriser le pays comme destination principale ou complémentaire». Pour sa part, Mme Khoury affirme : «La taxe gouvernementale que subit l’hôtellerie est injustifiable. Par ailleurs, l’État ne veille pas à l’application des lois hôtelières, et les appartements meublés se louent pour des séjours de moins de deux semaines, ce qui est illégal». Le Liban n’est pas encore préparé à accueillir la destination touristique de masse, et la capacité hôtelière desservant ce créneau est encore faible. Accueillir ces différentes catégories de touristes est nécessaire pour promouvoir le pays. Aujourd’hui, cette clientèle est sensible au prix et ceux affichés actuellement ne correspondent pas à la demande de grande masse. Badri Dib remarque : «Il faut réviser à la baisse les prix des moyens de transport, il n’est pas normal que le prix payé pour un déplacement de l’AIB à l’hôtel égale celui d’une nuitée dans une chambre luxueuse. Pour ce qui est de la restauration, cela ne pose actuellement pas de problème, car la gamme des prix est vaste et satisfait tous les budgets». Pour permettre au secteur hôtelier de récupérer le rôle qu’il occupait au sein de l’économie nationale, il faudrait miser sur différentes catégories de touristes et penser à réhabiliter et réaménager l’environnement. «L’infrastructure est très importante. C’est un problème qu’on n’a toujours pas résolu depuis la fin de la guerre. D’autre part, le tourisme écologique est fortement négligé au Liban. Les surfaces vertes disparaissent de plus en plus, et l’État n’agit pas pour arrêter les dédommagements de la nature, explique Mme Khoury. La destination Liban au niveau du billet d’avion est trop chère, et il faudrait créer des centres attractifs pour les vacanciers». Finalement avec une compétition régionale qui n’est pas à sous-estimer, le défi demeure.
Le secteur hôtelier a subi de grands changements et les principaux acteurs élargissent la palette de leurs services qui s’étend au catering, à l’organisation d’évènements artistiques et culturels, aux réceptions et aux conférences. Loin de toute standardisation, les hôtels parient sur l’innovation, la modernité et l’originalité pour attirer et satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante. Les hôtels au Liban font preuve de créativité et ne se contentent plus du rôle traditionnel de l’hôtellerie qui se limitait à louer des chambres. «Avec l’ouverture de plusieurs chaînes hôtelières internationales, le défi est plus grand et la concurrence oblige chaque hôtelier à prouver qu’il est le meilleur, déclare Mme Khoury de l’hôtel al-Bustan. Par ailleurs, la main-d’œuvre est de plus en plus...