Alors qu’il n’y a pas si longtemps, plusieurs étapes étaient nécessaires à la réalisation d’un imprimé, les nouvelles technologies concentrent les interventions pour une qualité d’impression élevée, diminuent les contraintes et offrent surtout plus de liberté à la création. Sous peine de passer dans la profession pour un dinosaure, les imprimeurs libanais s’informent de toutes les possibilités d’évolution et d’apprentissage des nouvelles technologies. «Afin de rester performants et compétitifs sur le marché local et régional, nous n’hésitons pas à intégrer les dernières évolutions technologiques, assure Ziad Serhan, gérant-associé de l’imprimerie SPS. Nous sommes les seuls au Liban à détenir le procédé d’impression en sérigraphie automatique. Ces investissements se répercutent sur le prix de revient des produits finis, nous permettant d’être très compétitifs tout en offrant une qualité élevée». Aussi, les nouveaux outils permettent de travailler différemment et plus vite. «Pour rester à la pointe de la technologie, déclare Nayef Zalloum, PDG de Luna Press, nous avons investi dans une nouvelle machine allemande KBA RAPIDA 10 cinq couleurs, la seule au Moyen-Orient. Cet équipement imprime et vernit 15 000 copies en couleurs par heure. Nous pouvons ainsi répondre aux besoins grandissants des différents marchés». Les professionnels sont donc tous d’accord quant à la nécessité de moderniser leurs équipements. «L’automatisation des tâches optimise la qualité et augmente le volume d’activités. Aujourd’hui les temps d’impression sont raccourcis et les délais se calculent en heures et non plus en jours. Un projet réalisé autrefois en une semaine est effectué aujourd’hui en quelques heures», observe Mansour Chelala, PDG de l’imprimerie Scope for Printing and Packaging SARL. Même son de cloche chez Arab Printing Press : «Aujourd’hui, dans notre créneau, la rapidité est un facteur clé, affirme le directeur adjoint Élie Raphaël. Nous arrivons à livrer une revue en un jour. Nous avons acquis à cette fin deux nouvelles machines : une Wohlenberg, pour la reliure allant à une cadence horaire de 4 000 revues, et une machine d’impression Heidelberg SM 52, quatre couleurs d’un débit horaire de 15 000 imprimés commerciaux d’un haut niveau de qualité». Le savoir-faire, fondement du métier Aujourd’hui la technologie pousse à transformer le métier de l’imprimeur en une simple tâche d’exécution. Mais jusqu’où une informatisation de plus en plus sophistiquée peut-elle alléger le travail de l’homme ? «Un imprimeur n’est pas un exécutant, il est aussi un créateur qui maîtrise son dessin et le support dans lequel il va intégrer ce dernier, affirme Ziad Serhan. La technologie ne doit pas avoir pour conséquence de limiter le rôle des imprimeurs. Au contraire, ceux-ci sont plus présents à tous les niveaux. L’arrivée de l’informatique a été un grand changement. Mais on l’a toujours dit, et on continue à le penser, la machine n’est qu’un outil de travail. Le créateur reste l’imprimeur et non la machine». En outre tous les imprimeurs sont unanimes : la seule technicité ne suffit pas. Les machines les plus perfectionnées ne remplaceront jamais le savoir-faire et l’expérience. «Il est vrai que, dans la région, les pays sont dotés de machines plus ou moins équivalentes, mais les Libanais ont l’avantage d’avoir beaucoup de goût et d’être en plus de bons créatifs», note Élie Raphaël. Les clés de la réussite sont donc nombreuses. «Pour réussir une affiche à la perfection, il faut réunir scrupuleusement les éléments nécessaires pour parvenir à un zéro faute, explique Myrna Matar directrice des Imprimeries de l’Annonce. Une affiche imprimée en plusieurs pièces dessert le visuel, car un grand nombre de raccordements laissent des traces de jointures. Les techniques nouvelles permettent une impression en une seule pièce, mais cette méthode reste coûteuse et donc difficilement commercialisable. Toute la maîtrise réside donc dans la capacité à imprimer correctement de grands formats. Une bonne impression dépend de la qualité du papier, de l’encre et des couleurs. Si celles-ci sont médiocres, l’affiche pourrait ne pas être remarquée ou être considérée comme une ancienne affiche qui a perdu ses couleurs avec le temps ; l’impact du visuel pourrait alors nuire à l’image de marque». Finalement, les nouveaux équipements simplifient le travail. Mais savoir les utiliser ne remplace pas la culture visuelle, la créativité ou le talent que les imprimeurs libanais réunissent largement.
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