L’imprimerie est l’un des rares secteurs où le Liban détient un avantage compétitif lui permettant de pénétrer avec succès les marchés concurrentiels. L’État doit donc adopter des mesures adéquates afin d’encourager l’investissement dans cette industrie, développer son potentiel de production et augmenter ses parts de marché. Le Liban souffre aujourd’hui d’un déficit énorme de sa balance courante, qui se répercute négativement sur la balance des paiements. D’autre part, ce déficit induit une saignée de devises défavorable à long terme à la stabilité monétaire, donc à l’activité économique et à l’harmonie sociale. Tout soutien à l’exportation se répercute favorablement au niveau du PIB du fait de l’activité qu’il stimule. Le secteur de l’impression représente une énorme valeur ajoutée non seulement du fait de l’activité industrielle qu’il provoque mais aussi par l’apport intellectuel, littéraire et scientifique représenté par les droits d’auteur. «Historiquement, l’impression au Liban est l’une des plus importantes industries sur le plan des exportations, constate Joseph Raidy, ancien président du syndicat des arts graphiques et PDG de Raidy printing press. À ce jour, malgré les difficultés qu’elle affronte, elle demeure exportatrice et la part de son activité vers l’extérieur atteint 70 % du volume global.Toutefois, ce que l’État récolte aujourd’hui n’est pas comparable aux avantages à retirer d’une relance de l’activité et de l’exportation. L’imprimerie libanaise jouit d’une expérience et d’un renom tels que tout soutien aurait un impact immédiat sur le plan de l’économie nationale». Pour consolider la position des imprimeurs et préserver un secteur dynamique, l’État doit d’abord assurer un cadre économique et législatif adéquat. «L’imprimerie libanaise pâtit d’une législation inadaptée, explique Joseph Raidy. La promotion de l’arbitrage en particulier serait de nature à sécuriser l’investisseur étranger et à faciliter le travail des imprimeries libanaises. Ensuite, pour dynamiser le secteur, une baisse des coûts de production et une détente fiscale sur les industries sont essentielles. Avec l’ouverture des marchés et la libéralisation des échanges, une réduction des taxes est impérative. L’État trouvera son compte ainsi que les entreprises car le Liban devra tôt ou tard y adhérer. L’augmentation de la demande et de la production, conséquence directe de la globalisation, est une source de revenus importante pour l’État. C’est pourquoi ce dernier doit défendre et encourager l’industrie par des accords bilatéraux ou multilatéraux qui facilitent le financement de la production ». Par ailleurs, le regroupement des imprimeries consolide le niveau de qualité et réduit le poids des investissements en technologie qui sont incontournables pour affronter la concurrence internationale. Joseph Raidy constate : «Il existe actuellement une pléthore d’entreprises, ce qui se répercute négativement sur l’ensemble de la profession. L’État doit limiter l’octroi des permis de manière à réduire la concurrence néfaste au secteur tout entier. Aussi la fusion des petites imprimeries est-elle souhaitable sinon nécessaire afin d’empêcher la disparition d’un bon nombre d’entre elles. C’est dans ce contexte que l’on pourra faire confiance à l’initiative privée des imprimeurs libanais qui, de tout temps, ont fait preuve d’un dynamisme à la hauteur des défis».
L’imprimerie est l’un des rares secteurs où le Liban détient un avantage compétitif lui permettant de pénétrer avec succès les marchés concurrentiels. L’État doit donc adopter des mesures adéquates afin d’encourager l’investissement dans cette industrie, développer son potentiel de production et augmenter ses parts de marché. Le Liban souffre aujourd’hui d’un déficit énorme de sa balance courante, qui se répercute négativement sur la balance des paiements. D’autre part, ce déficit induit une saignée de devises défavorable à long terme à la stabilité monétaire, donc à l’activité économique et à l’harmonie sociale. Tout soutien à l’exportation se répercute favorablement au niveau du PIB du fait de l’activité qu’il stimule. Le secteur de l’impression représente une énorme valeur...
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