Da Empoli récidive
Quatre ans après Le Mage du Kremlin, son premier roman devenu un best-seller, Giuliano da Empoli publie en octobre chez Gallimard un roman intitulé Le Fondateur, qui met en scène un conseiller politique nommé G., enrôlé par Alexander Zimmer, le fondateur de Panoptik, une société de surveillance qui a pour but de venir à bout des humains par l’intelligence artificielle…
Le retour de Modiano
À 81 ans, le prix Nobel de littérature Patrick Modiano publie en octobre, dans la collection Blanche chez Gallimard, un nouveau roman intitulé L’Éléphant, l’histoire de Ludo Van Walle, traducteur et correcteur, qui, la nuit venue, devient un « spectateur nocturne professionnel » : muni de jumelles, il scrute les fenêtres voisines, et particulièrement celles d’une certaine Mme Thouvenin et d’Yvonne Beulaigne, sa dame de compagnie. Quand soudain Yvonne disparaît… Du pur Modiano en perspective !
Le nouveau roman de Carole Dagher
Été 2020. Alors que le Liban vacille, Léna revient dans le pays qu’elle croyait avoir quitté pour toujours. Journaliste franco-libanaise installée en France, elle répond à l’appel de Bob, l’ami d’enfance qui lui a jadis sauvé la vie et qui est aujourd’hui menacé en raison de son engagement politique.
Mais ce retour ravive les blessures qu’elle avait tenté d’enfouir. Dans un Beyrouth traversé par la peur, la colère et les ruines, ressurgit Fadi, figure trouble de son passé, prêt à lui arracher ce qui lui reste encore du Liban : la maison familiale, point d’ancrage où elle puise sa force, son dernier lien au pays, gardienne de la mémoire. Pour sauver ce lieu, Léna devra affronter les fantômes de la guerre, les loyautés impossibles et cette double appartenance qui la déchire depuis toujours.
Porté par l’écriture ample et incarnée de Carole Dagher, qui a à son actif plusieurs romans et essais remarqués, ce récit mêle avec une rare intensité l’intime et le politique. À travers les destins croisés de trois générations, Une Maison au Levant raconte un Liban blessé, incandescent, inoubliable.
Une fresque bouleversante sur la guerre, l’exil, la mémoire et la fidélité aux terres que l’on porte en soi.
L’Âme chrétienne du Levant
Dans un Proche-Orient fragilisé par l’effondrement des structures étatiques et le repli identitaire, Paul Saadé propose de repenser la place des chrétiens du Levant à partir du concept de « secondarité » : accepter de ne plus se penser comme centre, mais comme conscience héritière, ouverte à l’altérité. Croisant philosophie politique et théologie, son essai, qui vient de paraître aux éditions Dergham, défend l’idée d’un Levant pensé comme espace de passage, de traduction et de médiation entre traditions juive, chrétienne et musulmane. Une réflexion sur l’identité et les conditions d’un nouvel horizon politique pour la région.