Le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, se tient sur un bâtiment surplombant des abris de fortune pour les Palestiniens déplacés lors d'une visite dans le quartier de Tel al-Hawa à Gaza, le 22 juin 2026. Photo Omar AL-QATTAA / AFP
Des membres de l'armée marocaine, dont le déploiement avait été annoncé en février, sont arrivés en Israël pour rejoindre une force internationale pour Gaza en gestation, selon un message publié sur X mardi par le « Conseil de Paix » de Donald Trump.
Un responsable de cette organisation conçue par le président américain a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat que le contingent marocain était arrivé le 18 juin au quartier général de la Force internationale de stabilisation (ISF), dans le sud d'Israël. Il doit notamment contribuer aux travaux liés à la structure globale de la force et apporter une expertise dans divers domaines, comme la police, a ajouté ce responsable, mentionnant la présence de quatre officiers marocains, sans dire si le contingent réunissait davantage de personnes.
En février, le Maroc s'était engagé à envoyer des policiers et militaires dans la bande de Gaza, devenant ainsi le premier pays arabe à le faire publiquement.
Washington avait annoncé mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan de M. Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien. Mais dans les faits, aucun progrès n'a été constaté.
Le plan Trump - validé par le Conseil de sécurité de l'ONU - a permis l'instauration d'un cessez-le-feu précaire entré en vigueur en octobre. Sa deuxième étape prévoit notamment un retrait israélien progressif de Gaza, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation ayant fait l'objet d'annonces et de discussions mais sans jamais se matérialiser.
Fin février, le Hamas avait dit être ouvert à la présence d'une telle force dans la bande de Gaza mais sans ingérence dans les affaires intérieures du territoire dont il s'était rendu maître en 2007.
Israël affirme aujourd'hui contrôler au moins 70% de la bande de Gaza, contre un peu plus de la moitié à l'issue de son repli au premier jour de la trêve. Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu.
Au moins 1.027 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis son entrée en vigueur, selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. Dans le même temps, l'armée israélienne a annoncé la mort de cinq de ses soldats à Gaza.

