Où en est la liberté d’expression au Liban aujourd’hui ? En quoi la nouvelle loi sur l’information modifie-t-elle le travail des médias ?
Observe-t-on une hausse des arrestations ou des interrogatoires de journalistes et de personnes qui s’expriment en ligne ?
Adoptée par le Parlement cet été, la nouvelle loi sur l’information a suscité des réactions contrastées au Liban, dans les milieux médiatiques et politiques.
Le ministre de l’Information l’a qualifiée de « pierre angulaire du développement du secteur médiatique », tandis que l’Union européenne a salué une loi « attendue de longue date, qui introduit plusieurs réformes importantes », tout en soulignant certaines dispositions qui nécessitent encore des ajustements.
Nous avons rencontré Ayman Mhanna, directeur exécutif de la Fondation Samir Kassir, pour mieux comprendre cette loi et ses conséquences sur le travail des médias au Liban.
Dans cet entretien, Mhanna décrypte les principaux points positifs et les limites du texte, ainsi que sa vision des améliorations à apporter à l’avenir.

