Des femmes passant devant des panneaux à l'effigie du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei et de son père et prédécesseur, Ali Khamenei, à Téhéran, le 29 avril 2026. Photo AFP / ATTA KENARE
Un homme condamné pour participation à un meurtre commis au cours des manifestations qui ont secoué l'Iran entre décembre et janvier a été exécuté dimanche, a annoncé le pouvoir judiciaire iranien. « La condamnation à mort de Mehrab Abdollahzadeh a été mise en oeuvre ce matin après l'accomplissement des procédures légales », a annoncé le site internet du pouvoir judiciaire, Mizan Online.
Le site précise que Mehrab Abdollahzadeh avait été arrêté, avec d'autres personnes, sur les lieux d'une manifestation à Ourmia (nord-ouest), où un agriculteur avait été mortellement « frappé par des émeutiers ». Il avait été condamné à mort pour « corruption sur terre », l'un des plus graves chefs d'accusation en Iran. Deux autres mis en cause, mineurs, ont été condamnés à des peines de prison.
Les arrestations et exécutions, notamment liées aux manifestations de l'hiver dernier, se multiplient en Iran depuis le début du conflit régional déclenché par une attaque américano-israélienne le 28 février. Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.
Selon les autorités iraniennes, les manifestations qui ont culminé en janvier, avaient commencé pacifiquement avant de se transformer en « émeutes fomentées par l'étranger ». Le pouvoir a reconnu plus de 3.000 morts dans ces manifestations, mais impute les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les Etats-Unis et Israël.

