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Pour le 111e anniversaire du génocide arménien, Aoun commémore les victimes d'une « tragédie humaine »


Pour le 111e anniversaire du génocide arménien, Aoun commémore les victimes d'une « tragédie humaine »

Des enfants visitant le mémorial du génocide arménien à Erevan, le 23 avril 2026. Photo d'illustration KAREN MINASYAN / AFP

Alors que les Arméniens commémorent vendredi le 111e anniversaire du génocide, au cours duquel 1,5 million de personnes sont mortes du fait de déportations, famines et massacres perpétrés par l'empire ottoman, le président libanais Joseph Aoun a salué la mémoire des victimes de cette « tragédie humaine » et rendu hommage aux Arméniens du Liban.

Dans un message sur X, le chef de l’État a commémoré « avec une profonde douleur les victimes de cette tragédie humaine », qui s'est déroulée sur plusieurs années entre 1915 et 1923. Il a rappelé que le Liban avait alors « constitué un refuge sûr pour les Arméniens, qui y ont trouvé une seconde patrie, contribuant à sa construction et à sa prospérité, et devenant une partie intégrante de son tissu national et de sa riche diversité. » Il a appelé aussi à « préserver la mémoire collective, renforcer les valeurs de justice et de dignité humaine, et œuvrer pour un avenir fondé sur la paix et le respect mutuel entre les peuples. » La population libanaise compte environ 150 000 personnes d’origine arménienne.

Les trois partis arméniens au Liban, le Tachnag, le Hentchak et le Ramgavar, avaient de leur côté commémoré le 111e anniversaire du génocide au cours d'un rassemblement jeudi soir au Catholicossat à Antélias, en présence du Catholicos des Arméniens de Cilicie, Aram Ier Kéchichian. « Les Arméniens sont arrivés au Liban déplacés, accablés par les souffrances du génocide, mais ils ont su se relever, contribuer à la construction de ce pays et devenir partie intégrante de son tissu social », ont indiqué les partis dans un communiqué commun. Ils ont appelé à la reconnaissance du génocide arménien comme « devoir juridique et moral », alors que plusieurs pays refusent cette reconnaissance, en tête desquels la Turquie et l'Azerbaïdjan. Les partis ont réclamé justice après le « nettoyage ethnique » dans le Haut-Karabakh, une région jadis contestée, mais où Erevan a reconnu en mars 2025 la souveraineté de Bakou après plusieurs conflits ces dernières années. De son côté, Aram Ier a réaffirmé « l’attachement à la souveraineté du Liban et à l’unité de son territoire ».

Alors que les Arméniens commémorent vendredi le 111e anniversaire du génocide, au cours duquel 1,5 million de personnes sont mortes du fait de déportations, famines et massacres perpétrés par l'empire ottoman, le président libanais Joseph Aoun a salué la mémoire des victimes de cette « tragédie humaine » et rendu hommage aux Arméniens du Liban.Dans un message sur X, le chef de l’État a commémoré « avec une profonde douleur les victimes de cette tragédie humaine », qui s'est déroulée sur plusieurs années entre 1915 et 1923. Il a rappelé que le Liban avait alors « constitué un refuge sûr pour les Arméniens, qui y ont trouvé une seconde patrie, contribuant à sa construction et à sa prospérité, et devenant une partie intégrante de son tissu national et de sa riche diversité. » Il a appelé aussi...