Des partisans iraniens pro-monarchie marchent en direction de l’ambassade d’Iran lors d’une manifestation, dans le contexte du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, à Londres (Royaume-Uni), le 4 avril 2026. Photo Isabel Infantes/ Reuters
Un migrant koweïtien a comparu mercredi devant un tribunal britannique, accusé d'avoir préparé un « acte terroriste » contre l'ambassade d'Israël à Londres en avril 2025, où il s'était introduit avec des couteaux pour « venger » la mort d'enfants à Gaza, selon le parquet. Abdullah Albadri, sans domicile fixe de 34 ans, a été inculpé pour « préparation d'un acte terroriste » visant cette ambassade du quartier de Kensington, dans l'ouest de la capitale, le 28 avril, et pour possession de deux armes blanches dans un lieu public.
Il avait été arrêté par la police quelques instants après avoir tenté et « presque réussi » à s'introduire dans l'enceinte du bâtiment en escaladant la clôture de 2,40 mètres de haut, armé de couteaux et portant des lunettes de soleil et un keffieh rouge et blanc. » Ce ressortissant koweïtien a nié avoir préparé un tel acte, et affirmé que ses couteaux lui permettaient de se défendre dans la rue, faute d'avoir un domicile.
Il a également déclaré à la police avoir voulu « envoyer un message, celui d'arrêter le meurtre d'enfants, et d'arrêter la guerre », en référence au conflit à Gaza, a déclaré la procureure Catherine Pattison. « L'intention de M. Albadri était de recourir, ou de menacer de recourir à une violence grave contre le gouvernement israélien », pour « venger ces meurtres présumés d'enfants », a-t-elle souligné mercredi. Celui-ci avait rédigé une « note de martyr », « écrite par quelqu'un qui avait l'intention de mourir, ou s'attendait à être tué », a ajouté la procureure.
Abdullah Albadri était entré une première fois au Royaume-Uni en 2021 en arrivant clandestinement à Douvres sur un petit bateau ayant traversé la Manche. Il est reparti puis est revenu une seconde fois en 2023, là aussi sur un petit bateau, et a demandé l'asile. Une fois sa demande rejetée, il a commencé à avoir des choses « bien plus sinistres » en tête, a rapporté la procureure.

