Des ouvriers iraniens nettoient le site des frappes israélo-américaines qui, selon les médias locaux, ont détruit la synagogue Rafi-Nia et des immeubles résidentiels voisins à Téhéran, le 7 avril 2026. Photo AFP
L'armée israélienne a exprimé mardi des regrets pour les dégâts causés à une synagogue de Téhéran par une frappe nocturne ayant visé selon elle « un haut commandant militaire » iranien.
« La nuit dernière (mardi), Tsahal a frappé un haut commandant au sein de 'Khatam al-Anbiya' », le commandement des forces armées iraniennes, a déclaré un porte-parole militaire israélien en réponse à une question de l'AFP.
« Les résultats de cette frappe sont en cours d'examen », a indiqué le porte-parole, assurant que des mesures avaient « été prises pour réduire les risques pour les civils », citant « l'emploi de munitions de précision et une surveillance aérienne ».
L'armée israélienne « regrette les dommages collatéraux causés à la synagogue et souligne que la frappe visait une cible militaire importante au sein des forces armées du régime, et non un lieu de culte », a-t-il ajouté.
Mardi matin, l'agence Mehr et le quotidien Shargh avaient rapporté que la synagogue Rafi Niya, proche de la place de Palestine, dans le centre de Téhéran, avait été « entièrement détruite » à la suite de bombardements sur la capitale iranienne.
Le judaïsme est l'une des religions minoritaires reconnues en Iran, pays qui compte une petite communauté juive, estimée à plusieurs milliers de personnes, contre environ 100.000 à l'avènement de la République islamique en 1979.

