Quinze mois après le cessez-le-feu de novembre 2024, Israël et le Hezbollah sont engagés dans un nouveau conflit ouvert depuis le 2 mars 2026 au Liban. En quelques semaines, l’armée israélienne a mené des centaines de frappes, lancé une offensive terrestre au Liban-Sud et ordonné l'évacuation totale de ces régions, ainsi que de la banlieue sud de Beyrouth. Le 29 mars, Benjamin Netanyahu a ordonné d'« étendre la zone de sécurité » au sud du pays, marquant l'objectif d'y établir une zone tampon. Les affrontements ont déjà déplacé plus d'un million de personnes.
Cette offensive s'accompagne d'une rhétorique brutale, illustrée par les déclarations de Bezalel Smotrich, ministre des Finances en Israël, qui a menacé de faire de la banlieue sud de Beyrouth « un nouveau Khan Younès », en référence à cette ville de la bande Gaza, entièrement détruite après le 7 octobre 2023. Quant au ministre de la Défense, Israel Katz, il a assuré, à plusieurs reprises, que l'armée israélienne allait « démolir toutes les maisons dans les villages libanais proches de la frontière israélienne, comme à Rafah et à Beit Hanoun », également dans la bande de Gaza.
Quelle est la stratégie militaire d'Israël au Liban, et quels sont ses objectifs ?
Dans cette vidéo, Joseph Bahout, professeur à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), décrypte les spécificités de cette nouvelle campagne militaire, ses différences avec les affrontements de 2024 et les buts stratégiques poursuivis.


Beaucoup de Libanais rêvent d’aller passer un week end à Tel Aviv, Jérusalem ou Eilat. Réciproquement maints Israéliens aimeraient faire du tourisme à Beyrouth, Byblos ,Saida…. Faisons le vœu que cette guerre Iran, Hezbolla, Israel, cesse, et que ces deux peuples si proches historiquement et culturellement puissent échanger en toute liberté dans le cadre d’un véritable traité de paix
17 h 41, le 16 avril 2026