Le président libanais Joseph Aoun participant à une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron au palais de l'Élysée à Paris, le 28 mars 2025. Photo Sarah Meyssonnier/Reuters
Le président de la République, Joseph Aoun, a affirmé mercredi au quotidien an-Nahar qu’il n’y « aura pas de guerre civile ni de retour à ses épisodes » au Liban, à l'heure où les craintes augmentent en parallèle du désarmement du Hezbollah, réclamé par l'État, et des vagues de déplacement massifs d'habitants majoritairement chiites du Liban-Sud, de la Békaa et de la banlieue sud de Beyrouth.
« Les circonstances aujourd’hui sont différentes de celles des années 1970 », a souligné M. Aoun.
La guerre civile au Liban, qui a éclaté le 13 avril 1975, a embrasé le pays et fait en quinze ans plus de 150.000 morts, 17.000 disparus et des centaines de milliers d'exilés ou de déplacés. Elle avait débuté sur fond de tensions liées à la présence de groupes armés palestiniens au Liban.
Plus de 1 000 personnes ont été tuées au Liban depuis le 2 mars, et plus d’un million de personnes ont été déplacées au vu des menaces et des bombardements israéliens quasi-quotidiens. Pour tenter de mettre un terme à la guerre, Joseph Aoun a proposé des négociations directes avec Israël, à l'heure où le Hezbollah accorde la priorité au terrain.

