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Dernières Infos - Guerre

Des frappes israéliennes font 32 morts à Gaza ; des appartements, tentes, abris et un commissariat visés

La plupart des victimes sont des femmes et des enfants, indique la Défense civile de l'enclave.

De la fumée et des flammes s’élèvent de l’abri de Gath, qui héberge des Palestiniens déplacés, après une frappe aérienne israélienne à l’ouest de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 janvier 2026. Photo Bashar Taleb / AFP

Des frappes aériennes israéliennes ont fait samedi 32 morts selon la Défense civile, dont la plupart sont des femmes et des enfants, dans la bande de Gaza, où la trêve est très précaire. De son côté, Israël a dit avoir mené des frappes en réponse à des violations du cessez-le-feu.

Si des personnes ont été tuées presque quotidiennement dans des bombardements à Gaza depuis l'entrée en vigueur de la trêve avec le Hamas en octobre, le bilan de samedi est particulièrement élevé. « Le bilan depuis l'aube est monté à 32 morts, pour la plupart des enfants et des femmes », a indiqué dans un communiqué la Défense civile de Gaza, un organisme de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas, après avoir fait état précédemment de 28 morts.

« Tentes visées »

« Des appartements, des tentes, des abris et un commissariat ont été visés », a précisé son porte-parole, Mahmoud Bassal. Dans le quartier de Rimal à Gaza-ville, un logement a été soufflé par l'explosion. « Trois filles sont décédées dans leur sommeil. Nous avons retrouvé leurs corps dans la rue », a déclaré à l'AFP un proche, Samer al-Atbash, alors que des traces de sang étaient visibles.

Ailleurs dans la ville, la frappe sur le commissariat a fait sept morts, dont des civils présents dans les locaux à ce moment-là, d'après la direction générale de la police. Une tente abritant des déplacés à Khan Younès (sud) a également été touchée, et sept membres d'une même famille, dont un enfant, sont morts, selon le bureau de presse du gouvernement du Hamas. Lors d'une autre attaque non loin, l'armée israélienne a frappé un abri à al-Mawassi, un secteur où des dizaines de milliers de Gazaouis déplacés ont installé des tentes et des abris de fortune, a rapporté un journaliste de l'AFP. De la fumée s'élevait du secteur touché, au milieu de milliers de tentes.

Le Hamas a condamné les frappes, dénonçant un « crime brutal ». Dans un communiqué, l'armée israélienne a dit avoir agi en représailles à un incident survenu vendredi lors duquel huit combattants palestiniens étaient sortis d'un tunnel de Rafah, dans le sud de Gaza, ce qui, selon elle, constituait une violation du cessez-le-feu. Elle a précisé que ses forces avaient frappé quatre commandants et d'autres membres du Hamas et d'un autre mouvement armé, le Jihad islamique.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, sous l'autorité du Hamas, au moins 509 personnes ont été tuées par des tirs ou des frappés israéliennes depuis le début du cessez-le-feu, tandis que l'armée israélienne dit avoir perdu quatre de ses soldats au cours de la même période à Gaza.

« Mouvement limité »

Les restrictions d'accès imposées par Israël aux médias empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante le nombre de victimes ou de couvrir librement les violences à Gaza. L'Égypte et le Qatar, médiateurs entre Israël et le Hamas, ont condamné samedi les « violations répétées » par Israël du cessez-le-feu, appelant toutes les parties à « faire preuve de la plus grande retenue » à l'approche de la réouverture du poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l'Egypte.

Israël doit rouvrir le passage dimanche « pour un mouvement limité de personnes uniquement ». Une décision attendue de longue date par les Palestiniens de Gaza, l'ONU et nombre d'ONG internationales car la situation humanitaire reste dramatique pour les plus de deux millions de Palestiniens vivant à Gaza.

La quasi-totalité des habitants ont été déplacés au moins une fois pendant les plus de deux ans de guerre, et des centaines de milliers de personnes vivent encore sous des tentes ou dans des abris de fortune. La guerre à Gaza a été déclenchée suite à l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, ayant tué 1.221 personnes, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles. Au moins 71.769 Palestiniens ont été tués depuis cette date par Israël dans l'enclave, selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Des frappes aériennes israéliennes ont fait samedi 32 morts selon la Défense civile, dont la plupart sont des femmes et des enfants, dans la bande de Gaza, où la trêve est très précaire. De son côté, Israël a dit avoir mené des frappes en réponse à des violations du cessez-le-feu.Si des personnes ont été tuées presque quotidiennement dans des bombardements à Gaza depuis l'entrée en vigueur de la trêve avec le Hamas en octobre, le bilan de samedi est particulièrement élevé. « Le bilan depuis l'aube est monté à 32 morts, pour la plupart des enfants et des femmes », a indiqué dans un communiqué la Défense civile de Gaza, un organisme de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas, après avoir fait état précédemment de 28 morts. Lire aussi « Elle se rapproche un peu plus chaque...