À Raqqa, dans ces prisons kurdes dont on ne parlait pas
Dans les décombres des prisons kurdes abandonnées après le retrait des FDS, des cahiers d’écrou et des empreintes digitales révèlent un système carcéral opaque.
L'OLJ / Caroline HAYEK, envoyée spéciale dans le Nord-Est syrien,
le 31 janvier 2026 à 00h00
C’est un petit garçon hâve mais digne, grelottant dans ses vêtements. On le conduit, ou plutôt, le rejette à sa liberté, sans une livre en poche, dans une Raqqa malade et tout juste raccordée à la capitale. Il court sans perdre ses claquettes dans cette allée poussiéreuse du Palais de justice, qui n’a de palais que le nom et se jette au-delà de la grille peinant à contenir une marée d’hommes à la recherche de leurs enfants. Il n’a pas encore retrouvé ses proches que déjà les caméras le happent. Comment ce petit bonhomme s’est-il retrouvé dans l’une des pires prisons de la région, encore sous contrôle, quelques jours plus tôt, des Forces démocratiques syriennes (FDS), à majorité kurdes ? Quel crime odieux a-t-il commis pour qu’on le jette à l’isolement avec du pain rassis, et qu’on le soumette aux chocs électriques après l’avoir aspergé...
C’est un petit garçon hâve mais digne, grelottant dans ses vêtements. On le conduit, ou plutôt, le rejette à sa liberté, sans une livre en poche, dans une Raqqa malade et tout juste raccordée à la capitale. Il court sans perdre ses claquettes dans cette allée poussiéreuse du Palais de justice, qui n’a de palais que le nom et se jette au-delà de la grille peinant à contenir une marée d’hommes à la recherche de leurs enfants. Il n’a pas encore retrouvé ses proches que déjà les caméras le happent. Comment ce petit bonhomme s’est-il retrouvé dans l’une des pires prisons de la région, encore sous contrôle, quelques jours plus tôt, des Forces démocratiques syriennes (FDS), à majorité kurdes ? Quel crime odieux a-t-il commis pour qu’on le jette à l’isolement avec du pain rassis, et qu’on le soumette...
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Je me joins au commentaire de Pierre Bayle. Ce journalisme « à visage humain » est aujourd’hui essentiel, salvateur.
À l’IA = Intelligence Artificielle, il est urgent de pouvoir opposer une IA = Intelligence Aimante. Caroline Hayek veut et sait l’incarner : merci !
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Rochat Philippe
12 h 18, le 09 février 2026
Bravo à Caroline Hayek pour ce courageux reportage dans une zone encore instable de la Syrie, qui décrit bien la complexité des situations individuelles pour les populations locales kurdes et arabes, et qui m'a fait découvrir ce terle incroyable de "qassadiste" pour les FDS/QSD...
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12 h 18, le 09 février 2026