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Raggi dit avoir demandé à Araghchi de « convaincre le Hezbollah d’agir avec raison »


Raggi dit avoir demandé à Araghchi de « convaincre le Hezbollah d’agir avec raison »

Poignée de main entre le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi, et le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi. Photo Mohammad Yassine / L’Orient-Le Jour

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, a déclaré mardi avoir demandé à son homologue iranien, Abbas Aragchi, qui se trouvait en visite à Beyrouth le 9 janvier, de « convaincre le Hezbollah d’agir avec raison ».

« Lorsque Abbas Araqchi est venu, nous avons parlé en toute franchise. Je lui ai demandé de convaincre le Hezbollah d’agir avec raison », a-t-il précisé, selon plusieurs médias.

Pour le ministre libanais, « la solution réside dans le retour du Hezbollah à l’État de droit. Il faut mettre fin à son réarmement et à son financement, et que le parti remette volontairement ses armes ». Il a ajouté : « Il n’est pas logique que des groupes armés existent parallèlement à un État censé décider de la guerre et de la paix ». « Israël mène des agressions quotidiennes, occupe toujours les cinq points et n’a pas libéré les prisonniers. Je ne prétends pas qu’Israël ait le droit d’attaquer le Liban, mais une faction libanaise a déclaré la guerre à Israël, l’a perdue et a entraîné des calamités pour le pays », a-t-il souligné.

Alors qu'il se trouvait à Beyrouth, Abbas Araghchi avait été reçu au palais Bustros par Joe Raggi, avec lequel les relations ont souvent été tendues. M. Raggi avait alors appelé Téhéran à soutenir « l’État libanais directement » et non le Hezbollah et a rappelé que la défense du Liban doit relever exclusivement de l’État, qui, « lorsqu'il a en main la décision de guerre et de paix et le monopole des armes, peut demander l’aide d'autres États, y compris l’Iran ». De son côté, Abbas Araghchi avait assuré que « l’Iran est attaché à l’indépendance, l’unité et la souveraineté du Liban, et que sa défense relève de la responsabilité du gouvernement libanais ». « L'Iran soutient le Hezbollah en tant que mouvement de résistance, mais n’intervient absolument pas dans ses affaires, et toute décision concernant le Liban relève du parti lui-même », a-t-il ajouté.

Le président et le gouvernement de Nawaf Salam sont hostiles à l’influence politique iranienne au Liban, et souhaitent voir le Hezbollah désarmer. Alors que l’armée libanaise doit mettre en oeuvre un plan pour le désarmement du parti-milice au nord du fleuve Litani, le Hezbollah refuse de remettre son arsenal dans cette zone, faisant craindre de possibles troubles internes.

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, a déclaré mardi avoir demandé à son homologue iranien, Abbas Aragchi, qui se trouvait en visite à Beyrouth le 9 janvier, de « convaincre le Hezbollah d’agir avec raison ».« Lorsque Abbas Araqchi est venu, nous avons parlé en toute franchise. Je lui ai demandé de convaincre le Hezbollah d’agir avec raison », a-t-il précisé, selon plusieurs médias.Pour le ministre libanais, « la solution réside dans le retour du Hezbollah à l’État de droit. Il faut mettre fin à son réarmement et à son financement, et que le parti remette volontairement ses armes ». Il a ajouté : « Il n’est pas logique que des groupes armés existent parallèlement à un État censé décider de la guerre et de la paix ». « Israël mène des agressions quotidiennes, occupe toujours...