La façade du Grand sérail. Photo d'archives Philippe HAGE BOUTROS/L'Orient-Le Jour
Le Conseil des ministres, qui a commencé peu après 15 h au Grand Sérail, a été consacré à l’examen d’une étude centrée sur la réorganisation du secteur public, unique point à l’ordre du jour selon le ministre de l’Information, Paul Morcos, contacté par L'Orient-Le Jour. Le ministre assure qu’aucun projet de loi ou de décret n’est encore en préparation, sans donner plus de détails.
Lors d’une conférence de presse organisée à l’issue de la réunion, la ministre a ajouté que les discussions ont porté sur « l’examen de la situation financière du pays et aux moyens d’améliorer la gestion des ressources publiques ».
Ainsi, le gouvernement a étudié des options de réforme visant à « accroître les recettes et l’investissement sans augmenter les impôts », tout en mettant l’accent sur « l’amélioration de la collecte fiscale, le renforcement des contrôles douaniers et une meilleure exploitation des actifs de l’État », d'après le compte-rendu de la conférence publié par l'Agence nationale d'informations (Ani, officielle).
Nouvelle allocation pour les retraités civils
La principale annonce de la réunion a été l’octroi aux retraités civils d'une allocation mensuelle de 12 millions de livres libanaises (environ 134 dollars), pour la période s'étendant du 1ᵉʳ août 2025 au 31 décembre 2025, sous réserve de l’adoption de la loi ouvrant les crédits nécessaires.
Parmi les autres décisions évoquées figurent notamment des investissements dans « les biens immobiliers publics », en particulier pour « la production d’énergie solaire », ainsi que « le durcissement des mesures contre les infractions au réseau électrique ». Le Conseil a insisté, en outre, sur la nécessité de renforcer « l’interconnexion électronique entre les administrations afin de lutter contre l’évasion fiscale, et d’accélérer les procédures ».
Interrogé sur d’autres dossiers politiques ou diplomatiques, le ministre Morcos a précisé que la séance du jour était volontairement limitée aux questions financières, ajoutant que d’autres réunions seront consacrées dans les semaines à venir à d'autres dossiers, dont celui de la reconstruction, qui « n'a pas été mise de côté », a-t-il assuré.
La réforme du secteur public, qui possède des effectifs pléthoriques — autour de 300 000 personnes, forces armées comprises — fait partie des gros chantiers que le pays devra entreprendre à l’avenir pour rééquilibrer son budget, dans le cadre d’un programme d’assistance financière du Fonds monétaire international.
Les employés du secteur public sont nombreux à être mécontents du niveau de leurs rémunérations, qui n’ont toujours pas été complètement ajustées au taux actuel de la livre libanaise par rapport au dollar, plus de six ans après le début de la crise qui a provoqué l’effondrement du système financier du pays et, en même temps, de sa monnaie.


L'OLJ révèle le projet non définitif de déclaration d’intention entre Israël et le Liban