Depuis le 28 décembre 2025, une vague de mécontentement touche l’Iran, dirigé depuis 1989 par l’ayatollah Khamenei. Le mouvement, parti de commerçants dénonçant une situation économique dégradée, marquée par une inflation galopante, s’est rapidement élargi à des jeunes et des étudiants. Et les revendications économiques ont vite été rejoints par des slogans politiques, contre le régime.
Six mois après la « guerre des douze jours », qui a mis le pays à l’épreuve face aux frappes israéliennes et américaines, le régime adopte une position ambiguë. S’il reconnaît la légitimité de certaines revendications, il poursuit une répression sévère. En dix jours, au moins 1 000 personnes ont été arrêtées et 27 ont été tuées.
D’où est parti le mouvement et qui manifeste aujourd’hui ? Quelles peuvent être les conséquences pour un régime ? Et quel peut être l’impact des déclarations américaines et israéliennes ? Pour décrypter les enjeux de cette crise, nous avons sollicité l'expertise de Jonathan Piron, historien, chercheur en relations internationales et spécialiste de l’Iran.

