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Loi sur le « trou financier » : les Forces libanaises réclament des données pour définir précisément les responsabilités de chaque partie


Loi sur le « trou financier » : les Forces libanaises réclament des données pour définir précisément les responsabilités de chaque partie

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea. Photo d'archives/Ani

Le bloc « La République Forte » des Forces libanaises a annoncé mardi avoir tenu une longue réunion à distance la veille pour préparer le terrain en vue d'amender le projet de loi sur la stabilisation financière et le remboursement des dépôts (FSDR), communément appelée la « loi sur le trou financier », adoptée fin 2025 par le gouvernement de Nawaf Salam et qui doit être désormais étudiée par le Parlement.

Rappelant son opposition au texte approuvé par l'exécutif, le bloc a chargé le député Georges Adwan, président de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, de démarcher la Banque du Liban et le ministère des Finances pour obtenir des données permettant de définir précisément les responsabilités de chaque partie.

« La seule approche correcte pour adopter cette loi est de définir clairement les responsabilités de chaque partie afin que tous assument leurs obligations pour combler le déficit, que ce soit l’État libanais, la Banque du Liban ou le secteur bancaire, en précisant également les montants, les engagements, les mécanismes de remboursement, le délai requis et les garanties assurant ce remboursement », a déclaré le bloc dans un communiqué relayé par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le bloc a aussi souligné « la nécessité et l’importance de l’adoption rapide (de la loi) afin de protéger les droits de tous les déposants sans exception, dans un délai raisonnable, dans le but de relancer l’activité économique et d’instaurer un système bancaire sain ».

Bloqué depuis presque le début de la crise, le projet de loi s'est attiré beaucoup de critiques et de réserves, notamment de la part du secteur bancaire. Lundi, l'Association des banques du Liban a dénoncé un texte qui cherche à « liquider le secteur bancaire » et « détruire l’économie nationale ». Les banques militent depuis le début de la crise pour une solution qui fasse porter à l'État le gros de la charge des dizaines de milliards de dollars de pertes accumulées par le système financier libanais, en considérant que la crise est systémique.

Leurs opposants considèrent que les banques ne peuvent se prévaloir de cet argument dans la mesure où elles ont massivement placé l’argent des déposants à la Banque du Liban et dans d’autres dettes de l’État libanais en dollars – hautement rémunérées – en dépit de signes apparus très tôt montrant la fragilité du système. Le Fonds monétaire international, que le Liban a démarché dès l'annonce du défaut de 2020 sur les euro-obligations, considère que la restructuration bancaire doit d’abord faire contribuer les actionnaires de base avant de calculer d’éventuelles concessions ou décotes à imposer aux déposants.

Le bloc « La République Forte » des Forces libanaises a annoncé mardi avoir tenu une longue réunion à distance la veille pour préparer le terrain en vue d'amender le projet de loi sur la stabilisation financière et le remboursement des dépôts (FSDR), communément appelée la « loi sur le trou financier », adoptée fin 2025 par le gouvernement de Nawaf Salam et qui doit être désormais étudiée par le Parlement.Rappelant son opposition au texte approuvé par l'exécutif, le bloc a chargé le député Georges Adwan, président de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, de démarcher la Banque du Liban et le ministère des Finances pour obtenir des données permettant de définir précisément les responsabilités de chaque partie.« La seule approche correcte pour adopter cette loi est de...