Un berger et son cheptel à Mansouriyé, dans le Metn. Photo d'illustration L'Orient-Le Jour
Le ministère de l'Agriculture a affirmé samedi soir avoir confirmé la présence, dans des élevages au Liban, de plusieurs cas de fièvre aphteuse, une maladie virale qui n'est pas transmissible à l'homme, soulignant avoir pris une série de mesures pour lutter contre sa propagation.
Dans un communiqué, le ministère dit avoir « mis en place une cellule de crise » après la détection de plusieurs cas de fièvre aphteuse dans plusieurs élevages. « La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui affecte les animaux à sabots fendus tels que les bovins, les buffles, les ovins et les caprins. Elle n'est pas transmissible à l'homme et n'affecte pas la qualité du lait ni de la viande », explique le ministère.
« Pour faire face à cette épidémie émergente, suite à la détection d'une nouvelle souche dans plusieurs pays voisins du Liban, le ministère de l'Agriculture a mis en place une cellule de crise chargée de surveiller la situation et de se coordonner avec les autorités compétentes et les organisations internationales », indique le ministère. Cette cellule aura pour mission « de prendre les mesures nécessaires pour limiter la propagation de la maladie et la traiter ».
Les équipes techniques du ministère ont ainsi commencé, il y a deux semaines, à prélever des échantillons sur les animaux suspectés d'être malades, et à vacciner les animaux à proximité des zones touchées. « Il convient de noter que le ministère a déjà vacciné le bétail au Liban contre la fièvre aphteuse. Des souches ont été détectées dans la région et continuent de l'être. Tout le bétail importé par les points de passage frontaliers sera vacciné avant son entrée au Liban », affirme le ministère.
« Des échantillons seront envoyés à des laboratoires de référence accrédités par l'Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) afin d'identifier précisément les souches et d'adapter le programme de vaccination en conséquence », poursuit le texte.
Le président de l'Ordre des vétérinaires Ihab Chaabane a mis en garde contre une propagation rapide du virus dans les différentes régions, et appelé les vétérinaires « à déclarer l'état d'urgence médicale, respecter les consignes de prévention et éviter tout contact superflu entre les fermes ».


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