Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’exprime devant des journalistes travaillant pour des médias et agences de presse étrangères au Palais du Gouvernement à Beyrouth, le 3 décembre 2025. Photo JOSEPH EID / AFP
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que les pourparlers directs avec Israël qui ont eu lieu mercredi dans le cadre du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu n'étaient pas des négociations de paix.
Dans une interview avec des journalistes, dont l'AFP, Nawaf Salam s'est par ailleurs dit ouvert à ce que les participants au mécanisme, soit l'ONU, les Etats-Unis et la France, « vérifient » le désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise dans le sud du Liban, alors qu'Israël accuse le groupe chiite de se réarmer. Des responsables civils libanais et israélien ont participé mercredi à une réunion du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu dans le sud du Liban, premières discussions directes depuis des décennies entre les deux pays toujours en état de guerre.
Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présenté cette rencontre comme une « première tentative pour établir une base de relations et de coopération économique » entre les deux pays. Ces réunions ont pour but de parvenir « à la cessation des hostilités, le retrait israélien total » du territoire libanais et « la libération des otages libanais », a réagi M. Salam. « Les relations économiques viendront à la toute fin du processus da normalisation, qui doit venir après la paix », a expliqué le Premier ministre. Il a souligné que le Liban était toujours engagé par l'initiative de paix arabe de 2002 et n'avait pas l'intention de conclure une paix séparée avec Israël.
Malgré le cessez-le-feu qui a mis fin à une guerre meurtrière entre le Hezbollah et Israël, l'armée israélienne poursuit ses frappes au Liban et accuse la formation pro-iranienne de se réarmer.

