Le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souhaid, et celui de la Banque centrale saoudienne, Ayman Mohammed Al-Sayyari, à Riyad le 19 novembre 2025. Photo diffusée par la BDL
Le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Karim Souhaid, a rencontré le gouverneur de la Banque centrale saoudienne, toujours connue sous son ancien acronyme SAMA, Ayman Mohammed Al-Sayyari, à Riyad en marge du SAMA-BIS Innovation Summit, organisé en partenariat avec la Banque des règlements internationaux (BRI), rapporte mercredi un communiqué de la BDL. Il a également rencontré le vice-gouverneur de la SAMA, Khaled Al-Zaher, et prôné auprès de ses interlocuteurs une « solution juste » pour régler la question des dépôts bloqués dans le système bancaire libanais.
« Lors de ces rencontres, un large éventail de questions bilatérales a été discuté, notamment les politiques monétaires, la régulation du secteur bancaire, la stabilité des marchés financiers et les mécanismes de lutte contre toutes les formes de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme dans le secteur financier », indique le communiqué.
« Le gouverneur de la Banque du Liban a également informé la partie saoudienne des derniers développements des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI), compte tenu du rôle central joué par l’Arabie saoudite en tant que partenaire majeur du Fonds (le royaume est le dixième plus important contributeur au capital du FMI avec 2,01 % des droits de vote, Ndlr), notamment dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord », poursuit la BDL. Riyad est aussi une des capitales à même de figurer parmi les contributeurs les plus importants à l'effort de reconstruction au Liban suite à la guerre entre le Hezbollah h et Israël, si Beyrouth parvient à lancer les réformes demandées et a rétablir le monopole de l'État sur les armes.
Le gouverneur Souhaid a en outre souligné la nécessité de « parvenir à une solution juste et en temps voulu au dossier du remboursement des dépôts bancaires », gelés par les restrictions mises en place illégalement par les banques au Liban depuis la crise financière de 2019. Les discussions entre le Liban et le FMI avancent normalement au ralenti en raison de divergences entre le gouverneur et le Fonds sur la manière de régler la question de la restitution des dépôts.
Les deux parties ont convenu de maintenir les canaux de communication ouverts et d’échanger régulièrement les mises à jour.


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