Le président ukrainien Volodymyr Zelensky attend l'arrivée du président français Emmanuel Macron alors qu'ils se rencontrent en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à la mission ukrainienne auprès de l'ONU à New York, le 24 septembre 2025. Photo AFP/LUDOVIC MARIN
Si la Russie ne met pas fin à son invasion de l'Ukraine, les responsables russes travaillant au Kremlin deviendront des cibles potentielles, a averti Volodymyr Zelensky dans une interview diffusée jeudi par Axios.
« Qu'ils se renseignent sur où sont leurs abris antiaériens », a déclaré le président ukrainien. « Ils en ont besoin. S'ils n'arrêtent pas la guerre, ils vont en avoir besoin. »
Volodymyr Zelensky a ajouté que l'Ukraine n'avait pas l'intention de frapper des civils en Russie. « Nous ne sommes pas des terroristes », a-t-il justifié.
Mais il a précisé que Kiev espérait obtenir un type d'arme américaine plus puissante, qui permettrait des frappes en plein coeur de la Russie. Il n'a pas dit de quelle arme il s'agissait.
« Si nous obtenons de la part des Etats-Unis ces armes à long rayon d'action, nous les utiliserons », a-t-il ajouté.
Donald Trump ayant critiqué la suspension sine die des élections en Ukraine, M. Zelensky a assuré que son objectif n'était pas de se maintenir indéfiniment au pouvoir.
« Mon but est d'achever la guerre », a affirmé le président ukrainien, alors que son pays subit une occupation d'environ 20% de son territoire et que des millions d'habitants ont été déplacés en raison du conflit.
Volodymyr Zelensky a par ailleurs confié avoir obtenu un feu vert de Donald Trump pour continuer à frapper des infrastructures énergétiques russes, en réponse aux attaques menées par Moscou.
Le président américain « est pour que nous puissions riposter sur l'énergie », a dit M. Zelensky.
Le vice-président américain, JD Vance, a déclaré mercredi que Donald Trump était de plus en plus « impatient » vis-à-vis de Moscou.
La veille, M. Trump avait jugé que Kiev était en mesure de « regagner son territoire dans sa forme originelle et peut-être même aller plus loin » face à la Russie, changeant ainsi du tout au tout sa vision du conflit, après avoir assuré pendant des mois que l'Ukraine devrait, au contraire, probablement céder des territoires.
Le président américain, qui s'était rapproché de Vladimir Poutine mais a exprimé une frustration croissante à son égard ces dernières semaines, a aussi comparé la Russie à un « tigre de papier », qui paraît puissant mais ne l'est pas, et a jugé sa situation économique critique.
Moscou a assuré en réponse que Kiev n'était pas en mesure de reprendre des territoires face à l'armée russe et que l'offensive russe allait se poursuivre.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a aussi vanté la « stabilité économique » de la Russie, tout en admettant « des tensions et des problèmes dans différents secteurs ».


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