À Damas, « le rappel à l’ordre » israélien réveille les traumatismes communautaires
Dans les rues de la capitale, le sentiment d’un divorce entre les communautés se fait de plus en plus prégnant, au lendemain des frappes menées par Tel-Aviv.
Des personnes marchent devant le quartier général de l'armée syrienne et du ministère de la Défense, fortement endommagé à Damas, après des frappes israéliennes le 16 juillet 2025. Louai Beshara/AFP
Les voitures ont beau s’effleurer à chaque croisement, les capots menacer de toucher les pare-chocs arrière, Mazen*, un chauffeur de taxi, trouve « qu’il n’y a personne dans les rues » de Damas, ce jeudi 17 juillet. « Beaucoup ont peur de sortir de chez eux depuis hier », dit-il. En début d’après-midi la veille, une double frappe israélienne contre le ministère de la Défense syrienne et le siège de l’état-major a fortement secoué la capitale, qui avait été quasiment épargnée lors des 14 ans de guerre civile.Pas de quoi impressionner Ahmad, qui dit être arrivé d’Idleb dans la matinée et qui monte désormais la garde : « Pour nous, c’est rien après tous les bombardements que nous avons vécus », ironise ce membre des forces sécuritaires. Mazen, en revanche, a du mal à regarder ce symbole de la « puissance de l’État » éventré de la sorte....
Les voitures ont beau s’effleurer à chaque croisement, les capots menacer de toucher les pare-chocs arrière, Mazen*, un chauffeur de taxi, trouve « qu’il n’y a personne dans les rues » de Damas, ce jeudi 17 juillet. « Beaucoup ont peur de sortir de chez eux depuis hier », dit-il. En début d’après-midi la veille, une double frappe israélienne contre le ministère de la Défense syrienne et le siège de l’état-major a fortement secoué la capitale, qui avait été quasiment épargnée lors des 14 ans de guerre civile.Pas de quoi impressionner Ahmad, qui dit être arrivé d’Idleb dans la matinée et qui monte désormais la garde : « Pour nous, c’est rien après tous les bombardements que nous avons vécus », ironise ce membre des forces sécuritaires. Mazen, en revanche, a du mal à regarder ce symbole de la «...
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- Travail journalistique douloureux, nécessaire, exemplaire … Merci !
- Il est des moments où espérer est un acte de résistance qui réclame obstination lucide et volonté fervente.
L’avenir dépend largement de celles et ceux, qui qu’ils soient, quoiqu’ils croient, à quelque communauté qu’ils appartiennent, qui prennent le risque de s’engager sur ce chemin.
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11 h 47, le 18 juillet 2025